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Transsaharienne: 700 km encore en piste au Mali

23-05-2017 17:22  Nourredine B

Les travauxde la 66ème session du Comité de liaison de la Route Transsaharienne (CLRT) setiennent mardi et mercredi à Alger, en présence des représentants des paysmembres (Algérie, Tunisie, Mali, Niger, Nigeria et Tchad). 

Une occasionpour le Comité de faire le point de la situation de ce méga projet, en tamisantles insuffisances.

Dans cecadre, et en marge des travaux, Mohamed Ayadi, SG du CLRT a déclaré à l’Aps quele CLRT  œuvrait actuellement à  l'établissement d'un plan d'aménagementcouvrant le nord du Mali et du Niger et l'extrême Sud de l'Algérie, à même depermettre l'identification des insuffisances et la mesure des enjeux liés à larentabilité de la construction de cette route.

«Nousdevons donner aux institutions internationales une démarche claire pour qu'ellespuissent nous aider dans le parachèvement du projet de la routetranssaharienne, notamment dans la partie malienne où 700 kms sont encore enpiste» explique-t-il.

Il a rappeléégalement que l’Algérie, qui préside le CLRT, a fait un «travail remarquable »avec la réalisation de 1.700 kms pour le parachèvement de sa partie dans cetteroute, mettant en avant le fait que le projet de la Transsaharienne «aideraénormément tous les pays qui veulent commercer avec l'Afrique dans le futur», a-t-ilsoutenu.

Procédantensuite à un état des lieux, Il a expliqué que la totalité du projet a étéfinalisée en Tunisie et au Nigeria, alors qu'en Algérie, un segment de 200 kmrestait à terminer pour raccorder le pays au Mali, et un second de 10 km pourjoindre le Niger.

Au Tchad,a-t-il poursuivi, sur les 650 kms à réaliser, 280 kms sont en chantier et 200kms rencontraient des problèmes financiers, tandis qu'auNiger surles 1.600 km prévus, un tronçon de 200 kms restant était actuellement enconstruction par une entreprise algérienne, alors qu'au Mali 700 kmsétaient encore en piste.

Intervenantà son tour, le secrétaire général du ministère des travaux publics, Ali Hammi,a souligné que l'Algérie avait mobilisé sur le budget de l'Etat une enveloppede plus de 3 milliards de dollars pour la réalisation de ce projet, estimantque la transsaharienne allait constituer un axe de communication majeur pour ledéveloppement des activités commerciales et économiques, permettant égalementd'ouvrir de nouvelles perspectives pour le développement des pays du Sahel.

Dans cetteoptique, Hammi a fait observer que  pourpermettre des échanges commerciaux entre l'Afrique et l'Europe, l'Algérie avait inscrit le raccordement de cette route avecla pénétrante autoroutière reliant le port de Djen-Djen (Jijel) à l'autorouteEst-Ouest, dont les travaux sont en cours de réalisation, ainsi qu'au futurport centre de Cherchell, en cours de lancement ; constituant ainsi desaccès directs sur les grands ports de la méditerranée.

Il est àrappeler que lancée à la fin des années 60, la Transsaharienne s'étend sur plusde 9.400 kms. Son axe central, qui relie Alger à Lagos (Nigeria), a plusieursramifications traversant le Niger, le Mali, le Tchad, et la Tunisie.



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