Reprise ou non du championnat national de football : une rengaine en clair obscur ; le CRB crie, déjà, au hold-up

Reprise ou non du championnat national de football : une rengaine en clair obscur ; le CRB crie, déjà, au hold-up
Par Nourredine B | 27 Juin 2020 | 07:34

Reprendra, reprendra pas ? Le championnat national de football, suspendu en mars en raison de l’épidémie du coronavirus, a toutes les chances d’ouvrir sur un clap de la fin des compétions au titre de cette saison.

A bien considérer les différentes sorties publiques de ses deux principaux responsables sur le sur le sujet, il n’est pas loin de croire que la messe est dite.

En effet et passés au tamis les déclarations répétées autant du président de la FAF que celui de la LFP, voire du président de la commission médicale de Dely Ibrahim édictent que la compétition est désormais proche de l’annulation peur et simple.

A cela peut encore s’ajouter deux paramètres décisifs. Le regain notable de l’épidémie et la position du Comité scientifique de suivi de l'évolution de la pandémie du Coronavirus, dont l’un de ses membres les plus influents, en l’occurrence Bekkat Berkani, qui vient de soutenir récemment que la décision «la plus intelligente» était de décréter l’annulation des compétitions. La voie c’est par-là ! Elle le serait à moins au regard de l’épaisseur du pouvoir décisionnel du Comité que le même Président de la République admet et entérine.

Ailleurs, précisément au niveau des clubs, c’est la cacophonie. L’intérêt étroit rejaillit au grand jour et les responsables  de clubs ont bond sur l’aubaine que constitue une telle occurrence.

Que va décider la FAF pour les différents challenges ?

Ils sont à rechercher surtout du côté des équipes jouant maintien. En Ligue 1, Magra, Hussein Dey, Biskra, Bordj Bou Arreridj et Chlef sont les plus exposés à la relégation ; ainsi que toute une cohorte de formations en L2.

Une vingtaine de clubs de l’Ouest ont déjà décliné leur position en faveur de l’arrêt définitif des compétitions. Pour l’heure, seul le CS Constantine semble ramer à contre courant en appelant à la reprise. Tout au plus, il sera épaulé par une poignée de clubs installés aux commandes dans les différents paliers. Ce serait forcément peu pour faire basculer la balance.

Du coup, les yeux seront braqués sur la fédération et les épaules de Khireddine risquent de ployer sous la grande pression qui s’annonce s’agissant d’annihiler la saison et les challenges du titre de champion,  de l’accession et de la relégation.

D’autant que le président de la FAF a écarté, mardi passé, toute idée de désigner le champion d'Algérie  en cas d’arrêt définitif du championnat.

Le patron du football national s’est-il précipité dans une annonce dont l’application va charrier beaucoup de turbulences ?

Le Porte- parole du CR Belouizdad actuel leader anticipe et  donne le ton.

« Je ne suis pas en mesure de réagir aux propos de Zetchi, dont la déclaration n'engage que lui-même, mais nous sommes prêts à aller jusqu'au bout pour faire valoir nos droits», a réagi, jeudi dernier Toufik Korichi, estimant  mériter «amplement le titre de champion» et après avoir été «réguliers depuis le début de la saison», a-t-il plaidé.

Et l’on comprend aisément que le rapport de force part pour être biaisé lors de l’AG à laquelle a appelé le président de la FAF pour trancher sur le sort de la saison en cas de sa suspension définitive.

En tout état de cause, si la décision politique de donner le feu vert à une reprise ou non  appartient aux autorités du pays, celle liée au volet technique, dans un cas ou dans l’autre, reste du seul ressort de la fédération.

 

 

 

 

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