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Une enquête de l’ONS le révèle : on se marie moins et on divorce moins aussi en Algérie

04-07-2017 14:24  Djamil Mesrer

Le recul des mariages est l’une des principalesconclusions de l’enquête de l’Office nationale des statistiques (ONS) sur ladémographie Algérienne pour l’année 2015 diffusée aujourd’hui sur son site. Eneffet, les chiffres sont formels : la baisse du volume des mariages  enregistrée entre 2013 et 2014 s’estpoursuivi également en 2015 avec toutefois avec un rythme plus soutenu ;c'est-à-dire qu’il  y a  de moins en moins d’unions en Algérie.

Selon les chiffres de l’office, lesbureaux de l’état civil ont recensé une diminution du nombre des mariagesenregistrés par rapport à 2014 puisque 369 074 unions ont été contractéesen 2015, contre 386 422 l’année auparavant, soit une baisse relative de 4,5%.Ces données ont fait baisser le taux brut de nuptialité de 9,88‰ à 9,24‰ entre2014 et 2015.

Et si les Algériens se marient de moins en moins, ils divorcentaussi de moins en moins. En effet, l’effectif des divorces enregistrés par lesservices du Ministère de la Justice font ressortir un volume de 59.909 rupturesd’unions prononcées au cours de l’année 2015, soit une baisse relative de 1,5%par rapport à l’année 2014.

Le taux brut de divortialité, définicomme étant le rapport entre le nombre de divorces et la population moyenne del’année a atteint ainsi 1,50‰ au cours de la même période connaissant unelégère baisse par rapport à 2014 où il avait atteint 1.56‰. En revanche, letaux de divorce exprimé entre l’effectif des divorces et celui des mariagescontractés a connu une hausse cours de la même période puisqu’il est passé de15.75% à 16.23% entre 2014 et 2015.

Moralité infantile

En revanche, au chapitre de la natalitéet de la mortalité, l’enquête de l’ONS, fait ressortir une augmentation duvolume des décès atteignant 183 000, soit un accroissement relatif de 5,2% parrapport à l’année 2014.

Ces chiffres se traduisent par la haussedu taux brut de mortalité qui est passé de 4,44 ‰ à 4,57‰ durant cette période.L’office souligne que cette augmentation a eu un impact sur l’espérance de vieà la naissance qui a enregistré un recul d’un dixième de point par rapport àl’année 2014 atteignant ainsi 77,1 ans.

Il y est souligné l’accroissement de lamortalité infantile  puisque le volumedes décès de moins d’un an a atteint 23.150 en 2015, correspondant à uneaugmentation relative de 3,9% par rapport à l’année précédente.

L’officie estime que cette hausse peutêtre imputée aussi bien à l’augmentation du volume des naissances vivantesenregistrée au cours de l’année, mais aussi à une augmentation relativementsignificative du niveau de la mortalité infantile.



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