Ouverture du 4ème salon du couscous traditionnel de Tizi-Ouzou

Ouverture du 4ème salon du couscous traditionnel de Tizi-Ouzou
La Rédaction | 04 Avril 2011 | 10:23

La quatrième édition du salon "Djurdjura" du couscous traditionnel (roulé à la main) s’est ouverte, samedi, à la maison de la culture de Tizi-Ouzou, et se poursuivra jusqu’à mardi prochain, à l’initiative du comité local des activités culturelles et artistiques, et de la maison "Couscous El Gherbal".

Ont pris part à cette manifestation culinaire, outre la wilaya organisatrice, les wilayas de Béchar, Constantine, Ouargla, Blida, Bordj Bou Arréridj, Chlef, Boumerdes, Alger et Ain Temouchent. Quatre jours durant, ce salon, décliné sous forme de stands d’exposition d’une panoplie de variétés de ce plat national, regroupe des femmes "rouleuses" de couscous, qui auront à préparer sur place, avec des recettes et des sauces différentes, des mets de couscous pour les soumettre à l’appréciation des palais des visiteurs invités, à cet effet, à des cérémonies de dégustation.

"Seksou" de Kabylie, "Taam" de Blida, "Lemziat" de Constantine, le "Mesfouf" d’Ain Temouchent...sont , entre autres, parmi les plats de couscous présentés à cette exposition , avec l’option d’une dégustation offerte en la circonstance au public.

"Au-delà de son aspect culinaire, il se veut être également, une fenêtre ouverte sur un plat national (couscous) préparé avec des ingrédients du terroir selon les recettes de nos mères", a indiqué Mme Megari Malika, gérante de la Maison "Couscous El Gherbal", soulignant que ce genre de manifestation "vise à perpétuer cette tradition millénaire du couscous roulé à la main, suivant un rituel bien de chez nous, afin de préserver ce legs ancestral contre la concurrence des fabriques industrielles du couscous ".

Les efforts déployés par cette fabrique artisanale du couscous, offrant à des femmes de la région de Boghni une opportunité de valoriser leur savoir faire ancestral, et gager leur vie, à valu à "Couscous Gherbal", selon sa patronne, de s’adjuger, trois fois de suite, le premier prix national du couscous traditionnel, aux salons de Mila en 2006, et d’Alger en 2007 et 2008. Selon sa carte de visite, cette fabrique artisanale du couscous a été créée, en 2005, dans le cadre du dispositif Ansej. Elle produit actuellement quelque 300 qx de couscous par semaine. "Toute cette quantité est destinée au marché national, mais nous explorons également le marché international pour y placer notre produit", a indiqué Mme Megari qui fait cas de l’obtention par son entreprise de deux marchés en France.

Plat typiquement maghrébin, le couscous sous toutes ses formes et à toutes ses "sauces" s’est grandement universalisé, au point de soulever une controverse quant à son origine.

Mots-clés :
Catégories : Actualité Société

Voir tous les articles de la catégorie 'Société'