Après 10 ans de voyage interplanétaire, un robot s'est posé sur une comète

Après 10 ans de voyage interplanétaire, un robot s'est posé sur une comète
La Rédaction | 13 Novembre 2014 | 10:39

Après plus de 10 ans de voyage interplanétaire à bord de la sonde européenne Rosetta, l'heure du grand saut est arrivé pour le petit robot Philae : pour la première fois dans l'histoire mercredi, il s'est posé sur une comète. Le Cnes (Centre national d'études spatiales), l'agence spatiale française, avait retransmit l'événement en direct à partir de 15h30.

A 9h35, Philae s'est séparé avec succès de Rosetta et a amorcé son atterrissage (photo), qui va durer 7 heures.

Le CNES a fait état ce jeudi de trois bonnes nouvelles pour Philae, dont le bon fonctionnement de son alimentation en énergie grâce à ses panneaux solaires, précisant qu'un check up du robot était en cours, en particulier sur le problème des harpons.

Philae a passé la nuit sur la comète et nous avons eu trois bonnes nouvelles: la première, c'est que Philae est posé sur le noyau de la comète. Deuxièmement, Philae reçoit de l'énergie, ses panneaux solaires sont allumés et lui permettent donc d'envisager un futur. Et troisièmement, nous sommes en contact permanent avec Philae puisque Philae émet et envoie des informations à Rosetta et ensuite Rosetta, qui est en orbite, nous les retransmet, a déclaré le président du CNES (Centre national d'études spatiales) Jean-Yves Le Gall.

La liaison radio fonctionne

Interrogé sur l'arrimage du robot sur le sol de la comète Tchouri et le fonctionnement des harpons, M. Le Gall a souligné que l'information la plus importante, c'est qu'on est bien posé. Ensuite, on va voir ce qu'on fait sur les harpons. On est en train de faire une sorte de check up de Philae. On est en contact, et c'est ça le plus important.

Et surtout, on a de l'énergie, a souligné M. Le Gall. On avait la pile qui permettait de vivre de façon autonome pendant quelques dizaines d'heures mais maintenant, les panneaux solaires fonctionnent, a -t-il ajouté, précisant que les panneaux solaires laissent envisager une vie beaucoup plus longue, au-delà des 60 heures.

Tous les systèmes fonctionnent bien, a-t-il assuré.

Concernant la forme du noyau de la comète, toutes les théories disaient que c'était une boule de neige sale, plutôt compacte. On s'est rendu compte que ce n'est pas du tout sphérique, avec une surface totalement tourmentée, a-t-il dit.

Là où on a attendait du mou, on a eu de la glace, a encore indiqué M. Le Gall.(Avec agences)

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