Situation économique, politique et sociale en Algérie : les mauvaises prévisions de la Carnegie Endowment pour 2019

 Situation économique, politique et sociale en Algérie : les mauvaises prévisions de la Carnegie Endowment pour 2019
Par Khidr Ali | 13 Janvier 2019 | 12:04

La Carnegie Endowment for international peace, présidée par l’ancien agent américain du Service extérieur  William Burns, prévoit une nouvelle  phase d’agitation sociale en Algérie, durant l’année 2019, en raison de « la gravité de la crise financière  à laquelle le gouvernement est confronté  depuis 2106 et de la possibilité d’un recours à l’endettement extérieur pour résoudre les problèmes ».

Cette institut affirme que l’Algérie et les pays du Maghreb dans leur globalité  et la région subsaharienne seraient confrontés à « d’importants défis économiques et sécuritaires cette année. Le problème du retour des extrémistes  et de leur réintégration reste toujours posé dans de nombreux pays ».

Se référant à des synthèses transmises par le ministre des Affaires étrangères,  Abdelkader Messahel, la même étude "évoque également  le retour  de centaines d’extrémistes  issus  de la région subsaharienne suite à leur déroute en Irak et en Syrie ».

Le rapport souligne en outre que "la Tunisie, l’Algérie, le Maroc, l’Egypte  sont les pays les  plus concernés  par le retour des djihadistes, bien que le risque soit moindre en Algérie".

Au sujet de la présidentielle du mois d’avril prochain, le think tank considère que "la confusion qui domine la situation politique  dans le pays  est exacerbée  par une crise économique  profonde  et une colère sociale croissante, entrainant une rupture  entre le peuple et les dirigeants. D’où le risque de troubles sociaux ».

Pour cet institut, ce que le gouvernement algérien craint le plus  en 2019, c’est « la montée des contestations sociales qui étaient apparues en 2018, en réaction à l’incapacité du gouvernement  à assurer ( des services de base tels que l’eau potable, l’assainissement et les soins dans les établissements publics), sachant que l’Algérie est obligée d’importer  ses besoins  de l’étranger  pour une valeur de 60 milliards de dollars par an alors que ses revenus  ne cessent de diminuer  depuis 2104  pour atteindre actuellement quelque 33 milliards de dollars ».

Enfin Carnegie Endowment for Internation Peace  annonce que ses recherches  seront consacrées  plus tard  aux tendance de l’islamisation en Algérie et partiellement, son intérêt pour la place de la femme  au sein des « groupes extrémistes, mais aussi au sein des pays arabes ».

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