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Le MAE du Qatar salue la position «honorable» de l’Algérie

15-06-2017 18:27  Amel Benabi

L’Algérie parait être la plus crédible donc lamieux indiquée pour entreprendre la médiation entre l’Arabie Saoudite, lesEmirats arabes unis et le Bahreïn d’un côté, et le Qatar de l’autre, après larupture unilatérale des relations diplomatique par les premiers. Le richissimepetit émirat ainsi isolé par ses menaçants voisins et l’Egypte s’est vitetourné vers l’Algérie dans l’espoir de trouver une solution le plus vite possible.

 C’estdans cette perspective que le ministre qatari des Affaires étrangères, Soltanbin Saad Al-Muraikhi, est arrivé ce matin à Alger où il a salué la position «honorable»de l'Algérie à l'égard de la crise entre son pays et ses voisins du Golfe.

«C'est le premier pays à avoir rendupublic un communiqué pour appeler  au dialogue et c'est ce à quoi nousœuvrons avec de nombreux pays dans la région», a précisé le ministre qataridans une déclaration à la presse à l'issue de ses entretiens avec le ministredes Affaires étrangères, Abdelkader Messahel.

 «L'Algérieen tant que grand pays dans le monde arabe peut, de par son influence dans larégion, jouer un rôle dans les relations interarabes», a ajouté le ministreqatari. Un ton qui tranche radicalement avec l’arrogance de son prédécesseurHamed Bin Jassem Al Thani, qui a osé en plein folie du «printemps arabe», direque «le tour de l’Algérie va arriver», c'est-à-dire que son pays et les alliésde l’Otan allaient faire tomber le régime algérien comme il l’avait fait enLibye et en Egypte.

Retour de flammes

 Al’époque le Qatar était dans  de l’autrecoté de la barrière. Mais aujourd’hui, son ministre des Affaires étrangèrearrive à Alger pour solliciter une médiation de peur d’être asphyxié par leblocus de ses voisin  du golfe.

Le Sultan bin Saad Al-Muraikhi ne s’en estpas caché devant la presse en  déclarantque l'objectif de sa visite en Algérie était de «l'examen des relationsbilatérales et des derniers développementssurvenus au Golfe entre notre pays et l'ArabieSaoudite, les Emirats Arabes Unis et le Bahreïn».

En clair, le Qatar cherche soutien etréconfort en Algérie et espère qu’elle puisse faire revenir les monarchies duGolfe à de meilleurs sentiments. Bien que le petit émirat n’ait pas été trèscorrect avec l’Algérie durant les bouleversements arabes, notre pays maintientles même principes qui fondent sa diplomatie et qui s’appuie sur les solutionspolitiques et le refus d’intervenir ans les affaires internes des pays.

Médiation

Pour rappel, le ministère des Affairesétrangères avait rendu public un communiqué dès le début de la crise entre leQatar et ses voisins, dans lequel il avait déclaré que l’Algérie «suit avecune grande préoccupation la dégradation des relations entre certains pays duGolfe et de la région et leurs répercussions sur l’unité et la solidarité du monde arabe».

L’Algérie a également appelé «l’ensembledes pays concernés à adopter le dialogue comme seul moyen de régler leursdifférends et de transcender les divergences qui peuvent naturellement surgirdans les relations entre Etats». Elle leur a conseillé  d’ «observer,en toutes circonstances, les principes de bon voisinage, de non ingérence dansles affaires internes des Etats et du respect de leur souveraineté nationale».

 Le communiqué du MAE soulignait parailleurs que l'Algérie «reste confiante» que les difficultés actuelles ne peuvent être que conjoncturelles et que la sagesse et la retenue finirontpar prévaloir tant les véritables défis qui se dressent devant la marche despays et des peuples arabes vers une solidarité agissante et une unité effectivesont nombreux dont le terrorisme n’est pas des moindres».



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