Elle va exporter du ciment en Afrique de l’Ouest : Lafarge-Holcim tient son engagement

Elle va exporter du ciment en Afrique de l’Ouest : Lafarge-Holcim tient son engagement
Par Amel Benabi | 16 Juin 2017 | 13:14

Chose promise chose due. L’Algérie va bel et bien exporter le ciment vers l’Afrique de l’Ouest, alors qu’elle faisait face à des pénuries aigues de ce produit essentiel du bâtiment il y a un peu plus de deux ans seulement. 

En effet, le groupe Lafarge-Holcim Algérie entamera ses premières opérations d'exportation du ciment gris et du clinker le premier trimestre 2018 vers des pays de l'Afrique de l'Ouest. C’est ce qu’a déclaré, hier jeudi, le directeur des relations publiques de cette entreprise, Serge Dubois à l’APS. 

« En Algérie, il va y avoir un excèdent de 10 millions de tonnes/an de ciment à l'horizon 2020. Il y a un consensus autour de ce chiffre et vu les capacités qui sont en train d'être installées, on se prépare déjà à exporter nos excédents », a précisé M. Dubois. 

Ce responsable du groupe Lafarge-Holcim a expliqué que l’opération se limitera dans un premier temps à son groupe qui envisage, l'exportation de 50.000 tonnes de ciment dès le premier trimestre 2018 vers les pays de l'Afrique de l'Ouest.

Pourquoi donc l’Afrique de l’Ouest ? Serge Dubois explique que son groupe dispose d'une structure dédiée au commerce international, Lafarge-Holmium Trainding, qui détient 50% des échanges du ciment circulant autour de la méditerranée et l'Afrique de l'Ouest. Une situation qui va permettre, d’après lui, de trouver des débouchés aux «produits algériens».

De son côté, le directeur des partenariats du groupe Lafarge-Holcim Algérie, Hedi Rafaî, a expliqué que le marché ouest-africain est déficitaire et constitue une «bonne opportunité» pour exporter les produits algériens.

« L'Afrique de l'Ouest importe actuellement quelques 21 millions de tonnes de ciment par an. C'est un marché à très forte croissance vu sa grande démographie, l'immigration de la population vers les centres urbains, le manque de calcaire, la matière première pour le ciment, et de l'énergie chez les pays de la région. L'Algérie peut donc prendre sa part dans ce marché", a-t-il déclaré. 

Et pour se préparer à ce genre d'opération, M. Rafaî a souligné que « des contacts » étaient lancés depuis six mois avec le ministère des Transports et les institutions portuaires pour préparer les quais, les aires de stockage et les moyens de manutention, afin de dégager des plateformes au niveau des ports.

Autrement dit, l’opération d’exportation du ciment vers l’Afrique de l’Ouest est quasiment bien ficelée en attendant, sans doute, de dénicher d’autres marchés sur le Continent africain où l’Algérie fait ainsi ses tous premiers pas.  

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