L’Algérie face aux enjeux géostratégiques : terrorisme transnational, narcotrafic et criminalité organisée

L’Algérie face aux enjeux géostratégiques : terrorisme transnational, narcotrafic et criminalité organisée
Par Pr Abderrahmane Mebtoul | 11 Juin 2018 | 16:33

Les différentes réunions internationales ces dernières années  ont abordé les réalités du terrorisme transnational, du narcotrafic et de la criminalité organisée  d’assainir ces fléaux criminels dévastateurs et de garantir à ses populations la paix, la stabilité et la sécurité. La criminalité transnationale organisée   renvoie aux réseaux criminels organisés et par voie de conséquence au terrorisme qui profite de la vente de marchandises illégales, dès lors qu'il existe une demande. Ces marchés illicites internationaux, anonymes et plus complexes que jamais, génèrent chaque année des milliards de dollars.  C’est que les enjeux futurs de ces différents trafics liés au terrorisme transnational préfigurent d’importantes reconfigurations socio-économiques, technologiques mais également sécuritaires, objet de cette présente contribution, brève synthèse, qui a été développée lors de ma conférence donnée, à l’invitation de l’Institut Militaire  de Documentation, d’Evaluation et de Prospective relevant du Ministère de la défense nationale,  qui a consacré un séminaire international , sur le thème « sécurisation et économie des frontières au Maghreb  et au Sahel : enjeux et perspectives (1)

1.-Terrorisme transnational  et criminalité organisée

Les récentes investigations dans le cadre de la lutte antiterroriste menées par les services de renseignements révèlent de nouvelles donnes  au niveau du Sahel. Récemment, certaines sources de renseignement   n'écartent pas le retour de groupes armées   en Afrique de l'Ouest dans la mesure où la Somalie est devenue une porte d'entrée des terroristes en provenance de la Syrie et l'Irak.  Ce qui complique davantage la situation c'est la non-reconnaissance par les tribus libyennes du gouvernement qui n'est pas en mesure d'assurer la protection des frontières, devant impliquer les tribus dans les négociations, d'autant plus que ces dernières détiennent un lot d'armement important puisé dans les casernes de la défunte armée libyenne. La Libye n'est plus la seule menace potentielle, le Mali qui gagne du temps pour appliquer les accords d'Alger profitant d'une situation instable avec le facteur étranger dans la région.. Cette menace est certes préoccupante, mais pas que pour l'Algérie dont les frontières nord sont ouvertes sur la Méditerranée, mais aussi pour l'Europe. Mais en tout cas, ces nouvelles donnes impliquent une nouvelle stratégie sur le plan sécuritaire mais aussi diplomatique.  Au Sahel, les groupes armés ont proliféré, ont accru leur capacité de nuisance, se sont diversifiés en terroristes, insurgés, criminels et milices, selon des variables, comme leur vision, leur mission ou les moyens mis en œuvre. Désormais, une coopération et une convergence rassemblent ces groupes.  L’exemple le plus évident de ce type de coopération-convergence, c’est le narco-terrorisme selon James Stavridis, ancien commandant-en-chef des forces alliées en Europe (2009-2013) et de l’US Southern Command (2006-2009). L’aspect le plus troublant de la connexion semble être la façon dont le commerce de la drogue illégale sape les efforts pour poursuivre les réformes politiques et le développement nécessaires pour endiguer la radicalisation et la montée des groupes terroristes dans plusieurs régions du monde déjà fragiles. Pour lutter contre le  terrorisme et trafiquants en tous genres, le G5 veut mettre l'accent avant tout sur l'échange de renseignements qui  doit se faire de manière instantanée, pratiquement en temps réel , harmoniser des politiques de lutte contre le terrorisme et de patrouilles communes le long de ces frontières difficiles à contrôler. Mais l’approche pourrait plus large, étant  dans l’éducation, de lutter contre la mauvaise gouvernance et de la former des imams. Le Sahel est également une zone de transit pour les passeurs. 50 à 60% de ceux qui traversent la Libye vers l’Europe passent par la région. Selon les différentes résolutions internationales , si les événements récents ont souligné que la traversée de la Méditerranée peut se transformer en drame, il est urgent que tout le monde coopère pour arrêter les flux migratoires notamment en créant  des centres d’accueil, donner des moyens à la police pour contrôler ces flux migratoires et créer les conditions pour le retour . Cela permettra notamment  de distinguer à partir des pays de transit ceux qui relèvent de la politique de l’asile, de la protection, de ceux qui relèvent de l’immigration économique irrégulière et qui doivent être accompagnés pour demeurer dans leur pays où des programmes d’insertion et de développement économique.. C’est pourquoi  y a lieu d’accorder une attention particulière aux  tensions au niveau notamment de la ceinture sahélienne qui  recouvre, entièrement ou en partie, les pays suivants : l'Algérie (à l'extrême sud)-le Sénégal ; la Mauritanie (au sud) ; le Mali ; le Burkina Faso (au nord) ; le Niger ; le Nigeria (à l'extrême nord) ;le Tchad (au centre).  Le Sahel est un espace sous-administré et souffrant d'une mauvaise gouvernance chronique.  La vulnérabilité du Sahel découle  d'une profonde vulnérabilité des Etats accentuée par  la  pression démographique. Caractérisé par une forte croissance démographique (environ 3,1%), le Sahel devrait doubler sa population d'ici 25 ans, et comptera vraisemblablement plus de 100 millions d'habitants en 2020. Cette croissance affectera certainement la sécurité humaine et notamment alimentaire de la région dans son ensemble. C’est un espace recelant d’importantes ressources ministères  d’où les ingérences étrangères manipulant différents acteurs afin de se positionner au sein de ce couloir stratégique et de prendre le contrôle des richesses sont nombreuses. L'arc sahélien est riche en ressources : après le sel et l'or, pétrole et gaz, fer, phosphate, cuivre, étain et uranium sont autant de richesses nourrissant les convoitises de puissances désirant s'en assurer le contrôle.  Le commerce des stupéfiants, par exemple, a le potentiel de fournir aux groupes terroristes un bonus supplémentaire : les recrues et les sympathisants parmi les agriculteurs appauvris, négligés et isolés, et qui non seulement peuvent cultiver pour le compte des trafiquants, mais aussi populariser et renforcer les mouvements anti-gouvernementaux.. Selon différents experts trois facteurs permettent de comprendre les liens entre trafic et terrorisme : premièrement, l’existence de mouvements communautaires, ethniques et religieux, qui permettent une collaboration  entre terroristes et criminels, sur la base de valeurs partagées et de confiance mutuelle. Deuxièmement, la survenance d’un conflit armé. Troisièmement, les contraintes qui jouent lors d’échanges transnationaux complexes de marchandises illégales ; des échanges qui impliquent souvent d’autres parties intermédiaires et de certains segments de l’administration corruptible. A cela se greffe du fait de la mondialisation avec d’importantes inégalités tant internes aux  pays développés qu’entre le Nord et le Sud l’intensification de la radicalisation. La radicalisation est le fruit d’une conjonction de facteurs liés à l’individu, ses relations, sa communauté et son rapport à la société.  L’apparence physique ou vestimentaire ne constitue pas un élément suffisant pour identifier une situation de radicalisation. Certains indicateurs doivent toutefois alerter l’entourage sur un processus potentiellement engagé. Identifier un processus de radicalisation ne se fait pas sur la base d’un seul indice mais d'un faisceau d’indicateurs. Ces indicateurs n’ont, par ailleurs, pas tous la même valeur et seule la combinaison de plusieurs d’entre eux permet d’établir un constat. Ces signes sont parfois liés à la personnalité de l’individu, aux relations qu’il entretient avec son entourage, sa communauté et la société dans laquelle il vit. Ils peuvent être classés en 3 catégories : les ruptures, l’environnement personnel et les théories et discours. La rupture avec l’environnement quotidien est l’un des indicateurs essentiels du processus de radicalisation. L’individu modifie brutalement ses habitudes, rompt avec ses amis, l’école, voire avec ses proches pour se consacrer à une relation exclusive avec un groupe et sa mission.Ainsi, l’approche multiple se penche simultanément sur un ensemble de facteurs qui se jouent à la fois au sein de l’individu, de ses relations, de sa communauté et de la société.

2.-Trafic aux frontières et terrorisme

Le terrorisme international a au moins cinq caractéristiques en commun. Il repose largement sur des réseaux souvent établis dans de vastes zones géographiques où les personnes, les biens et l’argent circulent. Les réseaux facilitent aussi le commandement, le contrôle et la communication. Une autre caractéristique importante est leur besoin de traiter de grandes quantités d’argent, de les blanchir et les transférer à travers les pays et les continents.  Criminels et terroristes ont tendance à se doter d’armées privées, d’où un besoin de formation, des camps et du matériel militaire. En outre, terroristes et criminels de la zone  partagent les caractéristiques communes : pratique fréquente d’opérations clandestines cherchant la légitimité dans le soutien des populations et débouchant sur le contrôle de territoires importants ; création ou développement d’un appareil voué aux opérations illégales.  l’entité terroriste, criminelle ou hybride obtient des armes, des moyens de communication et de renseignement ; elle sécurise le territoire qu’elle contrôle. ; mépris pour les normes internationales et volonté de tuer ceux qui s’opposent à eux par l’ usage de guérillas durables  et enfin ces guérillas créent en outre des cellules spécialisées dans l’usage des médias et de l’Internet pour diffuser leur propagande et leurs revendications. Nous avons différentes formes de criminalité transnationale organisée qui est une industrie en constante évolution, qui s'adapte aux marchés et crée de nouvelles formes de délinquance s'agissant  d'un commerce illicite qui transcende les frontières culturelles, sociales, linguistiques et géographiques, et qui ne connaît ni limites, ni règles. La multiplication des enlèvements combinés aux divers trafics et à la montée en puissance d'un prosélytisme salafiste extrémiste bousculant les équilibres des confréries traditionnelles, la persistance de dynamiques irrédentistes et plus spécifiquement la combinaison de ces divers éléments selon des schémas  complexes, induisent un climat d'insécurité croissant propice à la déstabilisation des Etats les plus fragiles. Rappelons différents éléments de trafics.  

a.-L’analyse géopolitique du trafic d’armes -Le suivi des filières illicites d’approvisionnement en armes légères et en munitions, ainsi que la compréhension du mécanisme global qui régit ce marché « noir » sont des fondamentaux de la géopolitique moderne. Le marché « noir » des armes et de leurs munitions, issu nécessairement du marché « blanc » puisque, rappelons-le, chaque arme est fabriquée dans une usine légale, est une thématique qui permet de comprendre les volontés de puissance des divers acteurs géopolitiques à travers le monde.  Selon certaines données internationales, en moyenne pour 2016 Les ventes d'armes dans le monde se montent à 10 400 euros par seconde, soit 409 milliards de dollars par an. Le trafic d'armes s'intègre dans un contexte difficile. Tandis que le trafic de drogues est réprimé internationalement, le trafic d'armes est réglé par les Etats qui en font leurs bénéfices. La vente d'armes s'effectue régulièrement entre plusieurs partenaires privés et publics.  L'avantage que représente le trafic d'armes pour des terroristes est qu'ils peuvent à la fois s'en servir et faire du profit.  La meilleure prévention reste un contrôle des ventes, un encadrement contractuel des ventes, c'est-à-dire définir préalablement l'emploi des armes et la mise en place de conventions internationales sur les ventes d'armes à feu automatiques ou non. 

b.-- Le trafic de drogue-La montée en puissance du trafic de drogue en au niveau de la  région sahélienne a des implications sur tout l’Afrique du Nord   où nous pouvons identifier les acteurs avec des implications géostratégiques où   les narcotrafiquants créent de nouveaux marchés nationaux et régionaux pour acheminer leurs produits. Afin  de sécuriser le transit de leur marchandise, ces narcotrafiquants recourent à la protection que peuvent apporter, par leur parfaite connaissance du terrain, les groupes terroristes et les différentes dissidences, concourant ainsi à leur financement. La production mondiale d'opium a augmenté en 2016 d'un tiers par rapport à  2015 en raison de l'amélioration des rendements en Afghanistan favorisés par de meilleures conditions météorologiques. À 6.380 tonnes au total, la production mondiale reste toutefois inférieure d'environ 20% au pic atteint en 2014. En moyenne pour 2016, et plus pour 2017,  7700 par seconde soit 243 milliards d'euros par an : si les trafiquants de drogues étaient un pays, leur PIB les classerait au 21è rang mondial, juste derrière la Suède. Malgré la répression, l'ONU estime que seuls 42% de la production mondiale de cocaïne sont saisis (23% de celle d'héroïne). En 2014, la vente de drogues aurait représenté entre un cinquième et un tiers des revenus des groupes criminels transnationaux. Le Maroc étant un des premiers producteurs mondiaux de haschich. L’essentiel de la production marocaine est réalisé dans la région montagneuse et pauvre du Rif dont le principal acheteur est l’Europe, l’Espagne jouant le rôle de plaque tournante avec 57 % des saisies mondiales et 75 % des saisies effectuées en Europe. Mais, le trafic s’étend désormais au reste du Maghreb. Selon certaines sources uniquement pour l’Afrique de l’Ouest, le trafic de cocaïne dans la sous-région rapporte chaque année plus d’un milliard  de dollars aux réseaux.- Le  trafic de drogues, il  continue d'être, pour les criminels, l'activité la plus lucrative, avec un chiffre d'affaires estimé à 320 milliards de dollars en 2016 alors qu’en  2009, l'ONUDC situait la valeur approximative des seuls marchés mondiaux de la cocaïne et des opiacés à 85 et 68 milliards de dollars, respectivement. Le trafic de drogue assure une marge de bénéfice très élevée : Un gramme de coca, qui coûte 1 $ à la production, est vendu de 200 à 300 dollars.

c- Nous avons  la traite des êtres humains qui est une activité criminelle internationale dans laquelle des hommes, des femmes et des enfants sont soumis à l'exploitation sexuelle ou à l'exploitation par le travail. Bien que les chiffres varient. Nous avons le  trafic de migrants qui est une activité bien organisée dans laquelle des personnes sont déplacées dans le monde en utilisant des réseaux criminels, des groupes et des itinéraires. De nombreux passeurs ne se préoccupent pas de savoir si des migrants se noient en mer, meurent de déshydratation dans un désert ou suffoquent dans un conteneur. Chaque année, ce commerce est évalué à des milliards de dollars.

d-Nous avons le  trafic de ressources naturellesqui inclut la contrebande de matières premières telles que diamants et métaux rares (provenant souvent de zones de conflit) et la vente de médicaments frauduleux  potentiellement mortelle pour les consommateurs, provoquant   des maladies infectieuses mortelles telles que le paludisme et la tuberculose.

e- Nous avons la cybercriminalité lié à la révolution dans le domaine des systèmes d’information qui peut déstabiliser tout un pays tant sur le plan militaire, sécuritaire qu’économique. Il englobe plusieurs domaines exploitant notamment de plus en plus l'Internet pour dérober des données privées, accéder à des comptes bancaires et obtenir frauduleusement parfois des données stratégiques pour le pays. Selon Steve Grobman, expert de la société McAfee, spécialisée dans la protection contre les attaques informatiques, dans un rapport paru en février 2018,  la cybercriminalité coûte en 2017 600 milliards de dollars par an à travers le monde, un chiffre en augmentation en raison de la compétence grandissante des pirates et l’essor des cryptomonnaies. Selon ce rapport, le vol de propriété intellectuelle a représenté environ un quart du coût total de la cybercriminalité en 2017. Le numérique a transformé à peu près tous les aspects de notre vie, notamment la notion de risque et la criminalité, de sorte que l’activité criminelle est plus efficace, moins risquée, plus rentable et plus facile que jamais,  L’étude, réalisée par McAfee et le think tank Center for Strategic and International Studies (CSIS), avaient évalué ce coût à 445 milliards en 2014.

f- Nous avons le  blanchiment d'argent décrit comme un processus durant lequel l'argent gagné par un crime ou par un acte illégal est lavé. Il s'agit en fait de voiler l'origine de l'argent pour s'en servir après légalement (investissement, achats, etc.). Les multiples paradis fiscaux, des sociétés de clearing (aussi Off Shore) permettent de cacher l'origine de l'argent. L’Afrique  voit s’échapper chaque année 192 milliards de dollars causés par des flux illicites  contre seulement 30/40 milliards de dollars d’aide au développement avait révélé le 30 novembre 2016 à Dakar  Amath Soumare, président fondateur de Sopel International et président du centre africain de la Nouvelle économie  Cane Executive renvoyant à la gouvernance de certains dirigeants d’Afrique

3.- L’Algérie face aux défis géostratégiques du crime organisé

Les nouvelles mutations géostratégiques  mondiales actuelle devraient  conduire à de profondes  reconfigurations socio-économiques, technologiques  mais également sécuritaires. En effet, privilégiant en premier lieu ses intérêts stratégiques propres, partie prenante du dialogue méditerranéen (DM), l’Algérie  agit  en fonction d’un certain nombre de principes et à partir d’une volonté avérée de contribuer à la promotion de la sécurité et de stabilité dans la région.  Entre la lointaine et très présente Amérique et la proche et bien lointaine Europe, entre une stratégie globale et hégémonique, qui possède tous les moyens de sa mise en œuvre et de sa projection, et une stratégie à vocation globale qui se construit laborieusement et qui peine à s’autonomiser et à se projeter dans son environnement géopolitique immédiat, quelle attitude adopter et quels choix faire pour  l’Algérie ? Interpellée et sollicitée, l’Algérie  s’interroge légitimement sur le rôle, la place ou l’intérêt que telle option ou tel cadre lui réserve ou lui offre, qu’il s’agisse du  dialogue méditerranéen de l’Otan ou du partenariat euro- méditerranéen, dans sa dimension tant économique que sécuritaire.  L’adaptation étant la clef de la survie et le pragmatisme un outil éminemment moderne de gestion des relations avec autrui, l’Algérie  dont son devenir segment de l’Afrique Nord  Maghreb, pont entre l’Europe et l’Afrique   doit   faire que celui que commandent la raison et ses intérêts. Car  l’Algérie est confrontée actuellement à  la sécurité dans la zone sahélo-saharienne. Rappelons que les  relations entre les deux rives du Sahara et  les dynamiques de la conflictualité saharienne actuelle interpellent l’Algérie  qui doit être attentive  aux futurs enjeux  géo stratégiques qui se dessinent dans la région-Pour l’Algérie, existant des trafics de différentes marchandises subventionnées comme le lait, la farine achetées en devises fortes,  selon les conclusions d’une  étude d’Atlantic Council sur la contrebande du pétrole, citée par le journal britannique The Guardian, près de 660 000 véhicules marocains et tunisiens consomment du carburant algérien, soit près de 13% de l’ensemble du parc roulant dans ces deux pays. L’étude confirme en fait le chiffre déjà avancé en 2013 et qui faisait état de 600 000 véhicules roulant à l’essence et au gasoil algériens de contrebande.  Le trafic de carburant représenterait un manque à gagner de deux milliards de dollars pour le Trésor public, c’est énorme. Cela est lié globalement à la politique des subventions généralisées sans ciblage et à la distorsion des taux de change par rapport aux pays voisins, et à l’importance de la sphère informelle contrôlant une importante masse monétaire en circulation et des segments de produits de première nécessité. Dans ce contexte d’instabilité régionale, l ’Algérie  fournit des efforts de guerre sans être en guerre. Selon les experts militaires, la  stratégie algérienne se déploie sur plusieurs niveaux.

- Premièrement,  la mise en place d’un dispositif de sécurité aux frontières et la restructuration des forces armées et de sécurité.

-Deuxièmement, l’amorce de processus bilatéraux de coopération avec les pays voisins. -Troisièmement, le développement d’un processus multilatéral à travers l’initiative des pays de Champ.  Cette stratégie est guidée par trois principes fondamentaux : non ingérence dans les affaires intérieures des Etats ; non intervention de l’armée algérienne hors du territoire ; prise en charge endogène de la sécurité régionale. Par exemple, les armées algérienne et tunisienne ont mis en place une commission militaire de coordination chargée de prévenir le passage d’éléments terroristes et les trafics en tout genre. Dans cette perspective, le commandement militaire algérien a adopté un plan de sécurité concernant les zones frontalières avec la Tunisie, similaire à ceux mis en œuvre sur les frontières avec la Libye et le Mali.

-Troisièmement, un accord de sécurité cadre désormais cette coopération bilatérale soutenue, conclu le 27 mai 2014,  porte plus précisément sur quatre axes -: rencontres bilatérales entres structures en charge de la protection de la frontière commune;  -coordination des actions sur le terrain et la mise en place d’une coopération opérationnelle pour lutter contre le terrorisme, la contrebande et la criminalité transfrontalière ; - instauration d’un partenariat en matière d’échange de renseignements ; -échanges des expériences dans les domaines de la sécurité des frontières, de la lutte contre la criminalité et la formation spécialisée au profit des cadres militaires afin d’accroître leurs compétences   Selon les experts militaires, la  stratégie algérienne se déploie sur trois niveaux.

Préoccupé l’Algérie active sur plusieurs fronts. Face au crime organisé transnational, l'Afripol constitue une base continentale de communication, de concertation, de coopération et de coordination.La police algérienne étant devenue une référence internationale, suite à la réunion consultative tenue le 12 décembre 2016 à Alger en présence de nombreux responsables de police africains, visant à permettre le partage d'expériences en matière de coopération. L'Algérie A abrité  la première Assemblée générale d'Afripol à Alger avec la participation de 48 pays et au cours de laquelle les représentants des pays africains ont défini les cadres généraux de coopération pour les institutions de police aux niveaux national, continental et international ainsi que dans  le cadre du G5 dont celui récemment tenu  en janvier 2018 à Alger. D’une manière générale   la sécurité de l’Algérie  est posée à ses frontières. La frontière Algérie Mali est de 1376 km, la frontière entre l'Algérie et la Libye  de 982 km, la  frontière Algérie Niger de  956 km, la frontière  Algérie Tunisie est de  965 km  à surveiller. Le problème est plus  grave pour  les  frontières conjointes avec le Mali et la Libye. Il ne faut pas oublier que les djihadistes étaient venus depuis cette région lors de l’attaque terroriste de Tiguentourine.  Sur le court terme,  les tensions  dans la région notamment pour la protection  de ses  frontières, la situation en Libye, au Mali et accessoirement  les actions terroristes  à sa frontière en Tunisie ont imposé à l’Algérie des dépenses supplémentaires. Il est entendu  que rentre dans ces dépenses surtout le  remplacement de la plupart du  matériel militaire obsolète pour l'acquisition de nouveaux équipements pour l’armée de terre, la marine et les forces aériennes, sans compter des dépenses pour l’adaptation du renseignement  aux nouvelles mutations tant internes que mondiales de ses forces  de sécurité et de penser d’ores et déjà à la cybercriminalité enjeu du XXème siècle. Cela est posé pour tout le reste de l’économie bien que  le risque  des cyber-attaques en Algérie est actuellement minime car les services électroniques sont à l’état primaire  (e-commerce, e-santé et e-administration) et les entreprises algériennes fonctionnent  sur des modes de gestion désuètes n’étant pas orientées  vers les transactions  et services électroniques. Aussi, malgré la situation budgétaire difficile  notamment depuis juin 2014, l’Algérie a déployé une véritable task-force pour sécuriser ses frontières pour faire face à l’instabilité chronique de l’autre côté des frontières et dont les événements récents confirment la continuelle aggravation. L’ANP et les services de sécurité  se déploient   actuellement  le long des frontières Est et Sud Est et effectuent régulièrement  des opérations de ratissage et ce dans le cadre d’une coopération étroite avec les pays limitrophes,  l’Europe dont la France et les Etats Unis d’Amérique car la menace terroriste  est une menace planétaire.  Pour le   directeur du FBI, James Comey  en date du 14 novembre 2013 devant le Congrès,  Al Qaida au Maghreb Islamique (Aqmi) constitue  une forte menace aux intérêts américains et occidentaux dans la région de l’Afrique du nord et du Sahel. Pour le directeur du Centre américain du contre-terrorisme, Matthew Olsen, dont les services dépendent du Directeur du renseignement national des Etats-Unis (DNI), devant la commission sénatoriale que si l’intervention militaire conduite par la France au Mali a permis de chasser Aqmi et ses alliés des villes qu’ils contrôlaient auparavant, ces groupes arrivent, cependant, à trouver refuge dans les zones les moins peuplées du nord du Mali et continuent à commettre des attaques de représailles. Pour   Mme Amanda Dory, ex secrétaire-adjointe chargée des Affaires africaines auprès du département américain de la Défense,  intervenant  devant la sous-commission des affaires de l’Afrique du nord et Moyen-Orient relevant de la commission des Affaires étrangères du Sénat, qui a consacré une audition sur la situation politique, économique et sécuritaire en Afrique je la cite : «  de par sa situation géographique stratégique au Maghreb et sa longue histoire de lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent sur son territoire, l’Algérie constitue un pilier pour, non seulement, lutter contre AQMI et ses groupes affiliés mais aussi pour ramener la stabilité dans la région ». Ainsi, l’Algérie est considérée comme un  acteur incontournable pour la stabilité de la région mais devant pour une efficacité réelle, résoudre les problèmes de développement interne  avec la chute du cours des hydrocarbures et parallèlement intensifier la coopération internationale contre ce fléau planétaire. Dorénavant,  la plupart des dirigeants de l’Afrique du Nord, de l’Afrique noire,  de l’Europe et des Etats Unis d’Amérique y compris la Russie et la Chine  s’accordent  dorénavant  sur la nécessité de   coopérer davantage face à la menace de l’insécurité et du crime organisé. Il  s’agit  de mettre  l’accent  sur  l’obligation de mettre en application une stratégie interrégionale qui associe l’ensemble des pays de la zone en plus des partenaires européens et internationaux, du fait que  la  région est devenue un espace ouvert pour divers mouvements terroristes et autres groupes qui prospèrent via le trafic d'armes ou la drogue,  menaçant  la sécurité régionale et par ricochet l’Europe et les USA. Et ce comme cela a été mis en relief par les plus hautes autorités de  l’Algérie , il y a l’urgence d’une   coopération tant africaine que mondiale  dans la lutte contre la criminalité transnationale nécessitant une coopération en réseaux passant par l’amélioration des  bases de données  afin de lutter efficacement contre le crime transfrontalier et le terrorisme. Il s’agit donc de lever les contraintes du fait que  la  corruptibilité  générale des institutions,  pèsent lourdement  sur les systèmes chargés  de l'application des lois et la justice pénale en  général qui ont des difficultés à s’adapter aux  nouveaux défis posés par la sophistication des   réseaux du crime organisé. La  collaboration inter-juridictionnelle est ralentie  par l’hétérogénéité des systèmes juridiques notamment  en Afrique du Nord et en Afrique noire. La porosité des  frontières aussi bien que la coordination entre  un grand nombre d’agences chargées de la  sécurité aux frontières posent de grands  problèmes. À terme, la  stratégie vise à attirer graduellement les utilisateurs du système informel vers le réseau formel et ainsi isoler les éléments criminels pour mieux les cibler tout en diminuant les dommages collatéraux pour les utilisateurs légitimes. C’est dans ce cadre que rentrent les  tentatives   pour redynamiser le dialogue euro- méditerranéen avec deux initiatives : d’une part, la politique européenne de voisinage ; d’autre part,  le partenariat stratégique entre l’Union européenne d’un côté et la Méditerranée et le Moyen-Orient de l’autre  afin  de freiner l’émigration massive  notamment de l’Afrique subsaharienne avec  comme tampon pilier le Maghreb. D’une manière générale, sur le plan militaire et géo- stratégique  c’est  à travers les activités du groupe dit des « 5+5 » que peut être apprécié aujourd’hui la réalité d’une telle évolution. 

4.-Conclusion : des stratégies d’adaptation

 La  lecture que font  la des plupart des dirigeants de la planète  vis-à-vis des menaces et défis auxquels le monde et notre région sont confrontés  repose essentiellement  sur la nécessité de développer ensemble une stratégie de riposte collective et efficace concernant notamment  le terrorisme international, le trafic des êtres humains et la criminalité organisée à travers la drogue et le blanchissement d’argent. Mais, la  lutte contre le terrorisme implique de mettre fin à cette inégalité tant  planétaire qu’au sein des Etats où une minorité s’accapare une fraction croissante du revenu national enfantant la misère et donc le terrorisme, renvoyant à la moralité de ceux qui dirigent la Cité. Car, le tout  sécuritaire pour le sécuritaire a des limites et les responsables algériens chargés de la sécurité en sont conscients,  existant des liens dialectiques entre développement et sécurité. Aussi l’efficacité sécuritaire  devra  s’insérer  dans le cadre d’une vision  stratégique devant  impérativement minimiser les coûts des dépenses par une rationalisation des choix budgétaires tant dans le domaine civil que militaire.  L’analyse par le professeur en stratégie  à Harvard  Michael Porter des « cinq forces »,  qui déterminent la structure concurrentielle d'une industrie de biens ou de services (le pouvoir de négociation des clients, le pouvoir de négociation des fournisseurs, la menace des produits ou services de substitution, la menace d'entrants potentiels sur le marché et l'intensité de la rivalité entre les concurrents)  fait apparaître que souvent les différents acteurs algériens  un faible pouvoir de négociation du fournisseur et un fort pouvoir de négociation du client, alors que les barrières d’entrées sur le marché algérien tant des entreprises économiques que de l’armement sont élevées Face à un monde en perpétuel mouvement, tant en matière de politique étrangère, économique  que de défense, actions liées,  avec  les  derniers événements au Sahel, aux frontières de l’Algérie,  se posent  l’urgence des stratégies d’adaptation et d’une coordination, internationale et  régionale afin d’agir efficacement sur les événements majeurs. Ces nouveaux défis pour l’Algérie,  sous segment du continent Afrique,  dépassent en importance et en ampleur les défis que l’Algérie  a eu à relever jusqu’à présent. Un minimum de consensus économique et social qui ne saurait signifier unanimisme signe de décadence de toute société s'impose afin de faire face aux tensions géostratégiques et budgétaires  et  stabiliser le corps social. C'est l'unique voie que doivent emprunter les Algériens pour arriver à transcender leurs différends si l'on veut éviter la déstabilisation, ce qu’aucun patriote ne souhaite. Les différentes composantes de notre société, les forces sociales et politiques qu'elle recèle, les intérêts particuliers et ceux de la collectivité nationale, les acteurs connus ou méconnus de drames terribles, sont aujourd'hui puissamment interpellés et mis devant leurs responsabilités historiques, afin de concourir ensemble au retour de la paix, de la concorde et de la stabilité. Il s'agit là de l'unique voie que doivent emprunter les Algériens afin de transcender leurs différends, à vaincre la haine et les peurs qui les habitent, à exorciser leurs démons et à trouver de nouvelles raisons de vivre harmonieusement ensemble et de construire, toujours ensemble, le destin exceptionnel que de glorieux aînés de la génération du 1er Novembre 1954 ont voulu désespérément pour eux. Car des défis importants attendent l'Algérie principalement ceux d'une transition véritable pour un véritable développement durable, existant  un lien dialectique entre développement et sécurité. Sans véritable développement, il y a risque de tensions sociales qui engendreront l'insécurité. Aussi, restent d'autres défis qui sont un préalable à une entreprise plus grande : la transformation profonde de l'Algérie, en tant que société et nation, et sa projection dans un avenir que les grandes nations préparent aujourd'hui avec la plus grande rigueur: un partenariat de choix avec les puissants de ce monde et une position «pivotale» dans l'espace géopolitique africain et dans l'environnement géopolitique euro-méditerranéen auquel appartient l'Algérie.. Je suis persuadé, en fonction de son histoire mouvementé depuis des siècles et de ses potentialités actuelles, notre peuple trouvera sans nul doute les ressources morales et psychologiques qui lui permettront, comme il l'a fait maintes fois face à l'adversité, de transcender avec dignité et honneur les rancunes et les haines tenaces. C'est pourquoi, comme je l'ai démontré récemment dans un long interview au quotidien américain American Herald Tribune du 28/12/2016 et au quotidien financier français La Tribune FR du 07 mai 2017, je tiens à considérer que la stabilité de l'Algérie, acteur stratégique de la stabilité de toute la région, qui ne saurait signifier statu quo, mais mener des réformes dans un mouvement historique positif, est un passage obligé vers la reconquête de notre cohésion nationale et la construction d'un front intérieur solide et durable en faveur des réformes politiques et socio-économiques face aux enjeux des nouvelles mutations mondiales dans les domaines militaires, sécuritaires, politiques, économiques, sociales et culturelles dont le pivot est la bonne gouvernance et la réforme de l'école tenant compte du fondement du développement ère du XXIe siècle basé sur le savoir. ademmebtoul@gmail.com

Références

-Intervention du professeur des universités, expert international  Dr Abderrahmane MEBTOUL Ministère de la Défense Nationale -Institut Militaire  de Documentation, d’Evaluation et de Prospective « Sécurisation et économie des frontières au Maghreb  et au Sahel : enjeux et perspectives »-27 mars 2018

- Ouvrage collectif sous  la direction du professeur Abderrahmane MEBTOUL «  Les enjeux de l’Algérie : réformes et démocratie »  2 volumes Casbah Edition Alger- 2005 (520 pages) 

-Interviews à l’American Herald Tribune 28 décembre 2016 et au quotidien financier français la Tribune.fr mars 2017  « toute déstabilisation de l’Algérie aurait un impact sur l’espace méditerranéen et africain » 

.-Etude du professeur Abderrahmane MEBTOUL  parue à l’Institut Français des Relations Internationales (IFRI Paris France) » la coopération Maghreb Europe face aux enjeux géostratégiques » (novembre 2011)- chapitre III- « la stratégie de l’OTAN face aux enjeux géostratégiques en Méditerranée » 

.-Une importante étude sous la direction du professeur Abderrahmane Mebtoul est parue en  décembre 2013 à l’Institut français des Relations Internationales- IFRI- (3ème think tank mondial) sur le thème «Le Maghreb face à la sphère informelle» en cinq chapitres – La situation des économies maghrébines – Problématique de la définition de la sphère informelle (liens entre bureaucratie et l’informel) - Le poids de la sphère informelle dans les pays du Maghreb- Les effets indirects du secteur informel (corruption- travail des enfants – drogue) et enfin comment intégrer la sphère informelle au sein de la sphère réelle.

-Deux importants ouvrages coordonnés par le professeur Abderrahmane Mebtoul et le Dr Camille Sari (de la Sorbonne) sont parus en juillet 2004 à Paris Edition Harmattan  – tome 1-traitant des institutions et de la gouvernance (480 pages) et le tome 2 des volets économiques sous différents aspects (500 pages) regroupant pour la première fois -36 experts et professeurs d’université algériens- marocains- tunisiens- mauritaniens et libyens- européens. Il sera édité  avec par la suite au Maroc et en France. Le premier ouvrage collectif s’intitule,  quelle gouvernance  et quelles institutions au Maghreb face aux enjeux géostratégiquesLe second ouvrage collectif traite de l’intégration économique maghrébine, un destin obligé.

- En partenariat avec le Ministère des Affaires Etrangères, la Direction Générale de la Mondialisation, du Développement et des Partenariats et l’Agence Française du Développement la revue internationale «Passages» a organisé le mercredi 4 décembre 2013 à Paris une rencontre sur «l’Afrique» en marge de la conférence organisée par la France du Sommet France-Afrique qui s’est tenue les 6 et 7 décembre à Paris. Ont Participé le professeur Emile H. Malet, Directeur de la revue Passages et de l’association ADAPes, Edmond Alphandery, ancien Ministre de l’Economie, Philippe Douste-Blazy, ancien ministre Président de l'organisation internationale UNITAID, LaoukissamFeckoua, ancien Ministre du plan du Tchad -Gunnar Lund,Ambassadeur de Suède en France et Abderrahmane Mebtoul, Professeur des Universités, Expert international -Algérie. 

-Intervention du professeur Abderrahmane Mebtoul à l’invitation de « L’Alliance pour Refonder la Gouvernance en Afrique (ARGA) » constituée d’importants acteurs africains et non africains) dont le siège est à Dakar – (Sénégal), qui a organisé une grande rencontre internationale entre le 26/30 janvier 2014 sur le thème « l’Afrique doit réinventer son économie » en partenariat avec la Fondation Charles Léopold Mayer pour les progrès de l’Homme, l’African Innovation Foundation « « Face aux enjeux géostratégiques, le développement et la sécurité de l’Afrique doit se fonder sur l’Etat de Droit et la bonne gouvernance».

-Intervention du professeur Abderrahmane Mebtoul ’invité d’honneur du professeur Jean-Pierre Chevènement président de l’Association Algérie-France et de la fondation Res Publica qui a organisé une rencontre avec d’importantes personnalités des deux rives de la Méditerranée en partenariat avec l‘Union européenne le 17 février 2014 à Paris sur le thème-« Face aux enjeux géostratégiques pour un co-partenariat entre le Maghreb et l’Europe, facteur de stabilité de la région».

-Dans le cadre de la tenue du forum africain d'investissements et d'affaires, qui s’est tenu  à Alger, du 03 au 05 décembre, le professeur des Universités, expert international, Dr Abderrahmane MEBTOUL, membre de plusieurs organisations internationales, dont membre du conseil scientifique de l’organisation panafricaine dépendante des Nations Unies- CAFRAD, à titre d’expert indépendant, pour l’Algérie comme modérateur par le Ministère des affaires étrangères algérien de la session de partage d'expérience (sharing expérience),qui  a été  consacrée à la présentation des expériences des communautés économiques régionales africaine dans l'intégration régionale en Afrique en présence  des représentants de la CEDEAO, CMESA, SADC, UEMOEA. 

-Sur les mutations géostratégiques  militaires, politiques sociales et économiques- voir la  Revue  IEMed 2017 -Barcelone -Espagne  , un important collectif  analysant  la sécurité, le politique, l’économique, le social et le culturel  de la région méditerranéenne  auquel a contribué  le professeur  Abderrahmane Mebtoul  sur le thème « impact de la baisse du cours des hydrocarbures sur les équilibres macro-financiers et macro-sociaux  de l’économie algérienne : urgence  d’une nouvelle politique économique » , vient  de paraitre   sous la direction du professeur Senen Florensa, ancien diplomate et  ministre espagnol,  Président de  l’ Annuaire  IEMed  (516 pages), préfacé  par Johannes Hahn Commissaire  européen  à la politique de voisinage   aux négociations  d’élargissement.    Ont contribué 51 personnalités  internationales  (ministres-  diplomates- politiques, militaires, économistes , sociologues, historiens-écrivains )    des deux rives  de la Méditerranée  en huit  chapitres. 

 -Intervention, suite à l’invitation de l’Institut Maghrébin d’Etudes et de Prospectives, en présence de nombreux experts maghrébins (Algérie - Maroc - Tunisie - Libye - Mauritanie), de personnalités internationales du professeur Abderrahmane Mebtoul : «face aux enjeux géostratégiques, l’Algérie acteur déterminant au sein est du Maghreb, pont entre l’Europe et l’Afrique» le 21 juin 2013 à l’Assemblée Nationale française.

-Différentes contributions en anglais  2016/2018 sur différents aspects de l’économie algérienne et les enjeux internationaux -site international Mena-Forum Bruxelles- Londres

NB- A paraitre interview  du professeur Abderrahmane Mebtoul dans un des plus grand mensuel international de géostratégie Paris France -     dirigé par la grande journaliste Elisabeth Levy « le mensuel le Causeur) fin juin 2018 qui consacre un dossier spécial Algérie  « bilan et perspectives de l’économie algérienne »  interview réalisé par   Erwan   Seznec  et voir également le dernier numéro du magazine hebdomadaire «  Les Afriques ( siège Genève)   08 juin 2018 contribution du professeur A. Mebtoul sur le conseil de la concurrence et les effets pervers du monopole  et qui éditera dans son prochain numéro ma contribution sur «  enjeux énergétiques et Conseil National de l’Energie algérien »

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