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Après la réunion de l’OPEP/non OPEP, le 09 avril 2020, quelles perspectives pour le cours du pétrole face à la crise économique mondiale ?

10-04-2020 16:43  Pr Abderrahmane Mebtoul

Il faut être réaliste et éviter des discours démagogiques qui risquent de provoquer une névrose collective au niveau de la population, devant dire la vérité tant sur la situation économique, rien que la vérité facteur essentiel de mobilisation et de solidarité en ces moments difficiles. Aucun expert ne peut prédire combien de temps va devoir durer la mise à l'arrêt de fait des différents pays pour contenir le virus. Avec une crise sans pareille, depuis la crise 1928/1929, au moment où l’interdépendance des économies était faible, n’étant pas assimilable à la crise de 2008, aucun expert, pouvant seulement élaborer des scénarios, ne peut prédire si les activités de consommation et d'investissement vont pouvoir rebondir une fois que les quarantaines seront levées. Concernant  la réunion  OPEP/non OPEP, après la décision de réduire de 10 millions de barils/j,  le marché n’a pas réagi pour l’instant favorablement, le Brent étant coté à 31,82 dollars durant les premières heures  du 10/04/2020, contre plus de 33 dollars la veille et le Wit à 23,21 dollars.  Car la réduction de 10 millions de barils jour, repose sur l’hypothèse  que la demande mondiale a baissé seulement de 10/11%, alors que l'épidémie de coronavirus a provoqué une chute drastique de la demande mondiale, de 33%, environ 30 millions de barils par jour (bpj).

1-Le prix des hydrocarbures tributaire fondamentalement de la croissance de l’économie mondiale

- Pour la Chine, fortement demandeur d’hydrocarbures,  la production industrielle a plongé de 13,5 % sur les mois de janvier et février 2020, par rapport à la même période de l’année 2019. Une telle baisse est inédite en Chine depuis que le pays s’est tourné vers l’économie de marché à la fin des années 1970.  Selon  le rapport sur la région Asie-Pacifique publié  le 08 avril 2020 , la deuxième puissance mondiale pourrait voir la croissance de son PIB limitée à 2,3 % sur l’ensemble de 2020, voire, dans le scénario plus noir, être quasi nulle, à 0,1 % contre de 6,1 % estimée pour l’empire du Milieu en 2019 pour une population dépassant 1,3 milliard d’habitants nécessitant un taux de croissance minimum de 7/8%.

-Pour  l’Inde, également demandeur d’hydrocarbures,  un  géant asiatique avec  1,3 milliard d’habitants,  c’est une économie tournée vers la mondialisation et les exportations et surtout l’impact sur son  taux de croissance déjà en décroissance en 2019, étant  descendu à 4,5 % contre 7,5% en 2018, , la plus faible depuis la crise financière de 2008. et l’accroissement du taux de chômage déjà élevé. Outre la crise sanitaire et sociale que la pandémie pourrait provoquer, la paralysie de son économie  entrainerait la rupture de la chaine d’approvisionnements de nombreuses entreprises mondiales du fait  que l’Inde avec plus de 4 millions de salariés à bas coût (les ingénieurs informatiques indiens sont rémunérés jusqu’à 5 fois moins chers que leurs homologues occidentaux), est le premier acteur de la sous-traitance informatique, et la quasi-totalité des grands groupes internationaux délèguent une partie de la gestion et de la maintenance de leurs outils numériques à des entreprises indiennes, installées à Bangalore, New Dehli, Hyderabad,  Et si la crise venant à durer , certains experts  prévoyant une deuxième et troisième vague moins intensive certes que la première,  tout dépendant  de la  réussite du confinement, c’est toute l’économie mondiale du Digital qui serait grippée. 

-Pour la zone euro, dépendante de plus de 70% d’hydrocarbures  l’indice PMI (enquête auprès des directeurs d’achats des entreprises) a connu la plus forte baisse jamais enregistrée, après s’être établi à 51,6 en février 2020. Cet indice est construit de telle façon qu’un chiffre en dessous de 50 signale une contraction, et un chiffre au-dessus de 50 représente une expansion de l’activité. De son côté, la présidente de la Banque centrale européenne que « les économies de la zone euro, pour chaque semaine de confinement, rétrécissent un peu, de 2 à 3 % du PIB. Plus cela dure, plus le rétrécissement de l’économie est important ». La croissance dans la zone euro et dans l'UE tout entière va «très probablement» tomber en dessous de zéro en 2020, un impact négatif, entre 2 et 2,5%» sur cette croissance, selon un haut fonctionnaire de la Commission européenne. Ce qui a nécessité un plan de sauvetage de 1000 milliards de dollars de la BCE auquel il faut ajouter 500 milliards de dollars pour les institutions annexes. Pour les deux principales économies européennes, selon les officiels,  en France, « on peut s’attendre à ce que le PIB chute de 10 % à 20 % » et en Allemagne,  les principaux instituts économiques  ont prévu que l’Allemagne,  plonge de 9,8 % au deuxième trimestre 2020, soit le double de la contraction enregistrée au premier trimestre 2009 ayant suivi la crise financière.

-Pour les Etats Unis d’Amérique, première puissance économique mondiale, premier producteur en 2019 d’hydrocarbures suivi de la Russie et de l’Arabie Saoudite,   le marché de l’emploi se dégrade à une vitesse inédite. Fin mars 2020, nous avons assisté a 6,6 millions d’Américains s’inscrire au chômage,  alors qu’en moyenne ces dernières années, environ 250 000 Américains s’inscrivaient au chômage chaque semaine. Dans ce contexte,   il a été prévu un plan d’aides de 2 200 milliards de dollars, bien que  certains économistes s’attendent à une contraction du produit intérieur brut allant jusqu’à 15 % au deuxième trimestre. Selon le président de la Réserve fédérale de Saint-Louis le taux de chômage dans le pays pourrait atteindre 30 %, et le PIB en baisse de 50 %, mais signe que tous les analystes ne sont pas d’accord, Morgan Stanley voit le PIB chuter de 30 %, Goldman Sachs de 24 % et JP Morgan Chase de 12 %. Ce plan de sauvetage soit plus de 9 % du PIB des Etats-Unis est un mélange d’aides non remboursables et de prêts, prévoyant 130 milliards de dollars pour les hôpitaux, 250 milliards pour un renforcement massif de l’assurance chômage et 500 milliards pour les particuliers, qui vont recevoir des chèques du Trésor (maximum 1 200 dollars par adulte, 500 dollars par enfant). Un couple avec deux enfants gagnant moins de 218 000 dollars (201 000 euros) par an devrait ainsi recevoir 3 400 dollars. Le plan inclut également 350 milliards de prêts aux entreprises de moins de 500 salariés, et 500 milliards de dollars d’aides diverses aux entreprises en difficulté, dont 61 milliards pour le secteur aérien. Mais cela  pose toute la problématique du système de santé aux Etats Unis.  Selon la Kaiser Family Foundation, spécialisée dans les questions de santé, le coût moyen d’une assurance familiale en 2018 était de 19 600 dollars (environ 18 000 euros), financés à 71 % par l’employeur. Pour la garder, un employé limogé devra la financer intégralement. Pour éviter une hausse majeure du nombre de non-assurés (environ 28 millions aux Etats-Unis), une dizaine d’Etats, surtout démocrates, ont assoupli les règles de souscription aux assurances subventionnées.

-Pour l’économie mondiale dans sa globalité , en attendant que le  FMI publie, en principe le  14 avril 2020   ses prévisions chiffrées pour les principaux pays et régions du monde, cette institution  anticipe selon sa directrice générale, au mieux une « reprise partielle » en 2021 à condition que la pandémie s’estompe au second semestre de cette année et que les mesures de confinement puissent être levées pour permettre une réouverture des commerces, des restaurants, une reprise du tourisme et de la consommation. Et pour le FMI, les pays à faibles revenus ou émergents en Afrique, en Amérique latine et en Asie « sont à hauts risques » car au  cours des deux derniers mois, les sorties de capitaux depuis les économies émergentes se sont élevées à quelque 100 milliards de dollars, soit plus du triple que pour la période équivalente de la crise financière de 2008. Selon plusieurs instituts internationaux , dont  l'Institut de la finance internationale (IIF),, association mondiale du secteur financier qui rassemble plus de 450 membres de plus de 70 pays et régions, dans sa note du 07 avril 2020, .l’économie  mondiale devrait se contracter de 1,5% en 2020 dans le contexte de la pandémie de COVID-19, revoyant ses prévisions à la baisse  de 2,6% à 0,4%.Toujours selon ce rapport, je le cite « nos   prévisions de croissance mondiale sont maintenant de -1,5%, avec une contraction de 3,3% sur les marchés matures et une croissance d'à peine 1,1%" sur les marchés émergents, ajoutant qu'il y aurait une "énorme incertitude" quant à l'impact économique du COVID-19. » Sur l'année entière, l'IIF s'attend à ce que les taux de croissance aux Etats-Unis et dans la zone euro se contractent respectivement de 2,8% et 4,7%

2.-Quelles perspectives   pour le cours du pétrole après la réduction de 10 millions de barils/j

La consommation mondiale de pétrole a progressé de 1,5 % entre 2017 et 2018, poursuivant ainsi un mouvement régulier de hausse depuis 10 ans (croissance moyenne de 1,2 %)  et  a avoisiné  en 2019, 99,7 millions de barils par jour (Mb/j) au niveau mondial selon les dernières données de l'AIE  et  les pays de l'OPEP ont représenté  environ 40 p. 100 de la production mondiale de pétrole brut.   La Chine  sur une  consommation globale pour la même :période a importé 11 millions de baril , soit environ entre 11/12% de la consommation mondiale. C’est dans un contexte particulier que le 09 avril 2020,  le groupe de pays exportateurs de pétrole, constitué des 13 de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de 10 pays partenaires membres, ont  négocié un nouvel accord sur une réduction commune de leur production. L’organisation espère que les Etats-Unis, premier producteur mondial, et d’autres pays comme le Canada, la Norvège et le Brésil réduiront à leur tour leur production pour un total de 5 millions de bpj. Ce n’est qu’un vœu puisque  les États-Unis ayant fait savoir qu’il ne participeront pas à cette réduction,( la majorité étant des sociétés privées , les lois  américaines interdisant  des directives  de l’exécutif dans la  gestion de la sphère privée) ,le  ministère américain de l’Énergie ayant  déclaré que la production du pays était déjà en baisse, du fait que la majorité des gisements marginaux, qui sont les plus nombreux,  bien que els couts aient baissé de plus de 50% ces dernières années,  de pétrole  de schiste ne sont plus rentables  en dessous de 35/40 dollars le baril.  Alors que l'Arabie saoudite  poussait en faveur de coupes plus importantes proches des 15 millions de barils par jour (Mbj) ,  une réduction de 22% de la production des 10 pays de l’Opep non-exemptés de quotas (c’est-à-dire l'Opep sans l’Iran, le Venezuela et la Libye) et de leurs 10 partenaires de l’Opep+, l’accord final a porté sur  10 millions de barils par jour de moins sur le marché durant les mois de mai et juin, les réductions devant  ensuite  être ramenées à 8 Mbj entre juillet et décembre 2020, puis à 6 Mbj entre janvier 2021. L’effort sera supporté principalement par l’Arabie saoudite et la Russie, deuxième et troisième producteurs mondiaux derrière les  USA  , qui retrancheraient chacun près de 2,5 Mbj sur une production de référence lissée à 11 Mbj.  Les 5 autres millions de barils à retrancher seraient répartis entre les 18 autres pays de l'accord, selon leur niveau de production sur un mois de référence commun, qui pourrait être octobre 2018. Selon les experts, les discussions ont porté   sur cette période de référence, chacun mesurant sa production réelle ce mois-là par rapport à sa capacité de production, devant trancher sur  la prise en compte, ou non, des condensats (hydrocarbures associés aux gisements de gaz naturel) à la période de référence peut également jouer sur les quotas finaux. Selon  les experts en énergie la baisse ou la hausse d’un dollar de pétrole sur le marché  mondial a une incidence entre 500 et 600 millions de dollars. Si l’on prend une moyenne médiane de 550 dollars, le manque à gagner de cette décision par jour est de 5,5 milliards de dollars par jour et par an ( 365 jours)  plus de 2007 milliards de dollars. Il s ‘agira donc d’établir une   balance devises du gain net de cette décision, en prenant l’hypothèse, selon laquelle, si le cours descend à 20 dollars ou moins, avant cette réduction, permettant au cours du marché de s’établir entre 30/35 dollars le baril. En cas où le baril fluctuerait entre 20/25 dollars, cette décision aurait eu un impact très mitigé. Il faudra donc attendre la réaction du marché après cette réduction, sachant que la hausse du cours sera fonction surtout du retour ou pas de la croissance de  l’économie mondiale, principal déterminant de la demande . Car, si l’on prend par hypothèse de la baisse de la demande due à cette épidémie est d’environ 30% de la demande mondiale du fait de la récession, afin d’équilibrer le marché entre 45/50 dollars le baril,( loi de l’offre et de la demande)  il aurait fallu retirer 30 millions de barils/j et si la demande baisse de 40%, près de 40 millions de barils/jour. Après la décision le cours du Brent a été n’a pas réagi  favorablement  le Brent étant coté à 31,82 dollars contre plus de 33 dollars la veille et le Wit à 23,21 dollars , car la réduction de 10 millions de barils jour, repose sur l’hypothèse  que la demande mondiale a baissé seulement de 10/11%.alors que l'épidémie de coronavirus a provoqué une chute drastique de la demande mondiale, de 33% ou environ 30 millions de barils par jour (bpj).

3.- Quelles recettes pour Sonatrach après la réduction de son quota ?

 Le cadrage macro-économique de la loi  de finances 2020 a été établi sur la base  d’un  baril de pétrole à 50 dollars et un prix de marché à 60 dollars, un taux de change de 123 DA/dollar, un  taux d’inflation de 4,08 %  et  un  taux de croissance de 1,8% (contre 2,6% dans les prévisions de 2019) qui comme dans tous les pays monde risque d’être négatif.   Cela a un impact négatif sur le taux de chômage avec une population de 44 millions d’habitants au 01 janvier 2020, une population active d’environ 12,5 millions où selon le FMI ,en raison du ralentissement du taux de croissance, dominée par l’impact de la dépense publique via la rente Sonatrach, avant la crise, prévoyait  12% de taux de chômage  en 2020  et  13,5% en 2021, ce taux ne tenant pas compte des emplois rente, faire et refaire les trottoirs   La sphère informelle  contrôle  selon la banque d’Algérie plus de 33% de la masse monétaire en circulation,  et plus de 50% dd la valeur ajoutée hoirs hydrocarbures. Et  sur environ 12,5 millions de la population active sur plus de 44 millions d’habitant  en mars 2020 environ 40% de la population active 5 millions sont  sans protection sociale rendant difficile leurs prises en charge. Ils  sont  sans revenus pour bon nombre qui ont cessé leurs activités, sans   compter que bon nombres de  ménages vivent dans deux trois pièces plus de 5/8 personnes avec des impacts psychologiques A cela s’ajoute, selon  certaines organisations patronales qui évoquent entre  1,5 /2 millions de pertes d’emplois dans la sphère réelle. Et l’on devra prendre en compte, en attendant la réforme du  système des retraites qui sera le grand défi des années à venir ;  le vieillissement de la population, où la  moyenne d’âge des deux sexes selon le rapport de l’ONU, 2018, est à  environ 78 ans de durée de vie... Cela pose d’ailleurs la problématique des subventions qui ne profitent pas toujours aux plus défavorisées (parce généralisables à toutes les couches) rendant opaques la gestion de certaines entreprises publiques et nécessitant à l’avenir que ces subventions soient prises en charges non plus par les entreprises mais budgétisées au niveau du parlement pour plus de transparence.. Dans ce cas  de récession économique,  les  prévisions de recettes de Sonatrach de  35 milliards de dollars  pour 2020 ainsi que d’un montant des réserves de change  de 51,6 milliards de dollars fin 2020 seront difficiles à atteindre  avec la crise actuelle qui a vu le cours de pétrole et du gaz s’effondrer de plus de 50%. Pour l’Algérie si l’on, prend une baisse de 200.000 barils jour, qui s ‘ajoute à l’importante  baisse  en volume physique de la production de Sonatrach depuis 2008,  le manque à gagner, uniquement en prenant le pétrole, alors que le gaz représente 33% des recettes de Sonatrach entre le GNL (26%) et le GN ( 74%) via Medgaz( Espagne)  et Transmped ( via Italie) qui connait une chute de plus de 50%,   après la décision récente du 09 avril 2020, serait en moyenne annuelle de 4 milliards de dollars.  Gouverner c’est prévoir, nous pouvons élaborer plusieurs scénarios, posant la problématique à la fois d’une nouvelle politique des subventions, d’une vision stratégique de la transition énergétique et surtout revoir à travers de profondes réformes structurelles, toute la politique économique du pays. A  66 dollars en moyenne annuelle pour 2019, les recettes de Sonatrach  ont été  en moyenne de 34 milliards de dollars.  Sous réserve d’une production hydrocarbures en volume physique identique à celle de 2019, ce qui n’est pas évident puisque le principal marché est l’Europe en crise,  nous aurons les résultats suivants pour le chiffre d’affaire ( recettes de Sonatrach) et pour le profit net , devant   retirer 25% tenant compte des   charges du compte d’exploitation  et des profits des associés. A 60 dollars le baril de pétrole, pour 2020 les recettes de Sonatrach seront en moyenne d’environ 31 milliards de dollars, auquel il faudrait retirer la baisse du quota de 200.000 barils jour retenant notre hypothèse de 4 milliards de dollars résultat de  la diminution de son quota,  soit 27 milliards de dollars.  A 50 dollars le baril, pour 2020 , le chiffre, d’’affaires serait d’environ 25,7 milliards de dollars, restant après la réduction de la production 20,7 milliards de dollars.  soit 21,7 milliards A 40 dollars le chiffre d’affaire, serait de 20,6 milliards de dollars, restant après la réduction 16,6 milliards   A 30 dollars le chiffre d’affaire, serait  de 15,5  milliards de dollars, restant après l réduction 11,5 milliards  70% des gisements ne seront plus rentables.  A 25 dollars le chiffre d’affaire, de Sonatrach serait de près de 12,9 milliards de dollars, restant après la  réduction 8,9 milliards  et   80% des puits n’étant plus rentables. A 20 dollars le chiffre d’affaire, le scénario le plus pessimiste, serait de 10 milliards de dollars de recettes , restant après les réductions 6 milliards de dollars  et en retirant 25% de charges le profit net serait de 4,5 milliards de dollars devant pratiquement fermer la majorité des puits, surtout les nouveaux puits non encore amortis,   et idem   pour   1,5-2 dollars le MBTU, concernant  les canalisation  de gaz naturel et à ¾ dollars pour le GNL

Conclusion générale

Le cours du pétrole dépendra donc  du temps à maitriser l’épidémie  et de l’évolution de l’économie mondiale , en précisant qu’à court terme, il est également influencé par  les importants stocks  qui ont été mis en place du fait du bas cours. Dans cette conjoncture difficile,  l ’on  doit cesser les déclarations euphoriques qui provoquent une névrose collective au niveau des citoyens, qui sont   conscients  de la gravité de la situation, d’où l’urgence d’un langage de la vérité, rien que la  vérité sur la situation économique du pays.  Car pour la situation sanitaire, l’on doit  rendre hommage à au corps médical , malgré la faiblesse des moyens  qui  fait de son mieux. C’est que la crise actuelle de 2020 a donc montré toute sa vulnérabilité reposant sur une ressource éphémère dont le prix  dépend de facteurs exogènes échappant, à toutes décisions  internes posant la problématique de sa sécurité nationale  Face à, une crise sans précédent  touchant toute la planète , le monde ne sera plus jamais comme avant , la crise de 2020 préfigurant , non pas la fin de la mondialisation, mais  une nouvelle architecture  des relations entre l’Etat régulateur et le Marché  encadré pour certains services collectifs (santé, éducation),  et  d’importants  impacts sur les  relations  politiques et économiques internationales En cette période de crise, s’impose la solidarité nationale, passant par  une moralité sans faille des dirigeants,  la compétence  et l’expérience  de la gestion nouvelle du management politique et économique  . Ce n’est qu’une première épreuve, l’Algérie étant indissociable de l’évolution du monde, le  XXIème siècle étant confronté à  de  profonds bouleversements et à relever de nombreux défis:  la guerre de l’eau liée à la  guerre alimentaire,  la guerre biologique, la guerre numérique  et la guerre écologique, avec d’importants flux migratoires due au réchauffement climatique (sécheresse, inondation, vents violents, cyclones)   avec des recompositions territoriales, ces quatre guerres, ayant des incidences sanitaires, économiques et sécuritaires. L’on devra repenser la gouvernance et   notre modèle de développement, évitant des calculs micro-économiques étroits de l’entreprise, appliqués sans tenir compte du contexte social aux services collectifs et donc réhabiliter la fonction de bien-être collectif.  L’Algérie doit donc se préparer à de nombreux défis en ces moments difficiles avec les tensions internes inévitables sur les réserves de change (moins de 60 milliards de dollars fin mars 2020) , budgétaires entre 2020/2022..et avec un système productif en déclin, avec la pression démographique l’accroissement du taux chômage pouvant conduire à la déstabilisation du pays. 

ademmebtoul@gmail.com



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