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Aid El Adha: le citoyens victimes de la danse folle de la mercuriale sur les marchés des fruits et légumes

19-07-2021 12:30  N. Semyane

Les citoyens, déjà lourdement impactés par la pandémie du Coronavirus depuis plus d'une année, à laquelle est venue se greffer les pénuries d'eau en plein canicule, font face à une autre forme de canicule : celle des prix.

Depuis quelques jours, la mercuriale s'emballe à l'approche de l'Aid El Adha, avec une valse folle des étiquettes , particulièrement certaines "grosses légumes" qui défient le porte-monnaie de la ménagère, à l'exemple du navet et de la courgette dont les prix ont tout simplement doublé ces dernières vingt-quatre heures.

De 80 dinars, la courgette est affichée lundi à 220 dinars, soit presque le triple du prix, pareil pour le navet qui est cédé ce matin au marché de Rouiba à 180 dinars. Une envolée qu'un marchant de légumes de marché couvert de Rouiba trouve "normale" 

"Il y a une forte demande pour ces deux produits  qui sont la base du repas de l'Aida" tente t-il de justifier avec un flegme qui frôle l'indifférence  et c'est tout juste s'il n'a pas osé réponde à notre question : " a prendre ou à laisser"

Ce matin, une déambulation dans les allées du marché de Rouiba, dont les commerçant ont la réputation d'être des "pharmaciens", allusion à leur prix coup de masse, permet de d'observer une mercuriale en folie.

Et qu'on en juge: haricots verts  350 dinars, haricots secs 300 dinars, courgette 220 dinars ,tomate 100 dinars, piment 110 dinars, salade 100 dinars, pomme de terre 80 dinars, navet 80 dinars. Même emballement pour les fruits, comme la nectarine, le raisin, le melon, la pastèque qui n'ont pas échappé aux appétit mercantiles des marchands.

Evidemment, les autorités se cachent derrière la fallacieux principe de "la liberté des prix" pour chercher à se dédouaner de toute responsabilité face à cette situation qui témoigne en fait de l'incapacité de l'Etat à mettre le holà à la loi de la mafia des fruits et légumes.

"Nous allons envoyer des brigades de contrôle sur les marchés et nous sommes entrain de mettre en place un dispositif pour exiger une traçabilité  y compris aux poissonniers", a cru s'en laver les mains un responsable du ministère du Commerce lundi au micro de la radio nationale.Et depuis plusieurs décennies c'est la même rengaine à laquelle personne n'y croit.        



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