Troisième jour de campagne électorale sur fond de meetings chahutés par les anti élections

 Troisième jour de campagne électorale sur fond de meetings chahutés par les anti élections
Par Abbès Zineb | 19 Novembre 2019 | 10:17

Les cinq candidats à la présidentielle du 12 décembre en sont à leur troisième jour de campagne électorale, avec un programme de meetings animés dans différentes wilayas du pays.  

Ainsi, Abdelmadjid Tebboune, qui a expliqué hier dans la capitale du Touat que « la majorité des algériens sont pour la présidentielle », pour permettre au pays de sortir du vide constitutionnel qui dure depuis 9 mois, anime au jourd’hui deux rencontres à Adrar puis l’après- midi à Alger.

Ali Benflis fait escale à Oued Souf dans la matinée avant de finir sa journée au nord du pays avec une rencontre des habitants de Blida à la salle de cinéma En Nour.

Abdelkader Bengrina a choisi aujourd’hui Boumerdés pour son troisième jour de campagne après avoir déclaré lundi : « Je n’ai pas eu peur des Kalachnikovs dans les années 90, ce n’est pas les menaces de Facebook qui vont me dissuader de ne pas poursuivre ma campagne ».

Bélaid Abdelaziz est aujourd’hui à Relizane, alors qu’Azzedine Mihoubi, après une pause hier, reprend le chemin de la campagne avec un meeting à Médéa.

Ces meetings électoraux ne se déroulent pas dans les meilleurs conditions de sérénité, à cause des manifestations de citoyens opposés à la présidentielle du 12 décembre.   

Raison pour laquelle d’ailleurs, les directions de campagne évitent de révéler la veille, les lieux des meetings pour tromper les chahuteurs.    

Ali Benflis en a fait hier les frais lors de ses deux sorties à Tlemcen puis à Guelma où les manifestants scandaient des slogans contre lui. Pareil hostilité contre Tebboune et Bengrina, même si les meetings se déroulent dans des espaces fermés.

Des arrestations sont opérées hier à Tlemcen, Guelma, Béjaia par les services de sécurité, suivies de jugement en comparution immédiate des jeunes manifestants arrêtés.

Sur le plan du décor électoral, la plupart des panneaux d’affichages destinés à recevoir les candidats sont quasiment vides. « Nous n’avons pas encore pu réceptionner nos affiches confiées à un imprimeur privé » , expliquait sur les ondes de la radio le représentant d’un candidat.

Dans certaines régions du pays, comme le montrent des images relayées dans les réseaux sociaux, à la place des candidats, ce sont les photos des détenus du Hirak qui sont placardées sur les panneaux.  

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