Tebboune se réclame du « Novembrisme » et promet d’exonérer de tous impôts les salaires inférieurs à 30.000 dinars

Tebboune se réclame du « Novembrisme » et promet d’exonérer de tous impôts les salaires inférieurs à 30.000 dinars
Par Nabil Semyane | 09 Novembre 2019 | 17:07

Adelmadjid Tebboune a dû attendre la confirmation de sa candidature par le Conseil constitutionnel, pour lever le voile sur le contenu de son programme politique qui se « veut total et global » tout en se revendiquant, dans son esprit et sa philosophie du « Novembrisme » ,

Et ce n’est point un hasard si le candidat a résumé ce programme en 54 engagements, en référence  au premier Novembre 1954, date du déclenchement de la lutte armée.

« Engagés pour le changement, capables de le réaliser », c’est le slogan qu’a choisi l’équipe de campagne du candidat indépendant Abdelmadjid Tebboune pour mener la bataille de la présidentielle.

Tebboune a tenu d’emblée à dégonfler la polémique autour de son éventuel soutien par le FLN, expliquant  à ce propos  que ‘tout le monde est le bienvenu, sauf les courants qui servent les intérêts étrangers et les ennemis des constantes nationales ».

Et d’expliquer à ce propos qu’il s’agit d’une « tempête dans un verre d’eau » et que « tous les soutiens sont les bienvenus sauf des partis qui défendent des intérêts étrangers et qui ne respectent pas les constantes de la Nation algérienne ».

Entouré des membres de son futur staff de campagne, l’ex- premier ministre est revenu également sur le sens de sa candidature, expliquant que la présidentielle du 12 décembre  n’est pas la solution à la crise politique que traverse le pays, mais le début de la solution qui doit appeler d’autres démarches, à l’avenir.

Profitant de sa qualité d’ancien ministre et ‘ancien premier ministre, au fait des données  économiques, Tebboune , explique t-il , a bâti son programme de campagne, suite à un diagnostic précis de la situation, au niveau politique, économique et social.  

Si la priorité reste pour le candidat la crise économique, l’urgence en terme de calendrier sera politique, avec précisément la révision de la constitution pour l’instauration d’une nouvelle République, en écho aux revendications  du Hirak.

Sur le plan économique, il fait un constat dramatique, en pointant nombre de « dysfonctionnements », mais dans le même temps, il estime que les potentialités du pays « sont énormes pour trouver des solutions à cette crise ».

« Il ya de l’argent, je sais où le trouver et où l’investir » , a-t-il  indiqué en assurant que l’opération de lutte contre la corruption engagée par le ministre de la Justice se poursuivra, s’il est élu président de la République. Et que «  l’argent volé sera bien rapatrié ».

En revanche , a-t-il tempéré « je ne ferai aucune promesse que je ne saurais satisfaire ». Et pourtant il annonce son intention de « relever  la valeur du dinar », de « lutter contre l’inflation » en mettant un terme au phénomène de l’argent qui circule hors des circuits bancaires.

Tebboune promet également d’exonérer de tous impôts les salaires inférieurs à 30.000 et de régler définitivement les problèmes de trésorerie de la Caisse nationale de retraite. Tout un programme, en somme !

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