Le président du Tajamoue Amel El-Jazair (TAJ), Amar Ghoul, qui a mis en garde les manifestants, qui rejetaient la feuille de route du président, contre un brasier que «seul Dieu pourrait éteindre», il y a juste une semaine, revient à de meilleurs sentiments.
A l’instar de tous les ralliés de la 25ème heure ayant abandonné le président Bouteflika, le TAJ estime que l'activation de l’article 102 de la Constitution proposée par Gaid Salah «pourrait être une partie de la solution».
«L'article 102 de la Constitution pourrait être une partie de la solution, pour peu qu'il prévoie une série de propositions à l'instar de l'entente, de la coopération et de la solidarité interinstitutionnelle, son accueil favorable par le mouvement populaire à travers ses revendications légitimes», souligne un communiqué de ce parti à l'issue d'une réunion «urgente» ce jeudi, de son bureau politique.
Ayant soutenu jusqu'à la dernière minute la «Conférence nationale inclusive» du président, Amar Ghoul et son parti veulent visiblement se replacer pour avoir les bonnes grâces du «nouveau pouvoir».
«Il faut qu'il soit (l’article 102 ndlr) accueilli favorablement par le peuple et qu'il réponde à leurs aspirations et objectifs, outre l'approbation de la majorité de la classe politique active et la société civile», a expliqué le TAJ dans son communiqué.
Le parti d’Amar Ghoul veut désormais surfer sur la vague populaire en annonçant le lancement «d'une initiative aux fins de contribuer, aux côtés de tous les Algériens à surmonter le statut quo et à prémunir l'Algérie contre les dangers qui la guettent».
Dans cette veine, le TAJ a appelle toutes les parties et les composantes du peuple algérien à «faire prévaloir la voie de la sagesse, de la raison et la culture de la coexistence, en faisant prévaloir l'intérêt suprême du pays».
C’est pourquoi il déterre un élément de langage de la feuille de route présidentielle pour proposer un «dialogue inclusif et responsable» entre composantes du peuple algérien et le mouvement populaire, la classe politique, la société civile, les instances et les établissements concernés.
Ghoul et son TAJ qui considéraient la dernière lettre du président comme la «seule solution» pour éviter le chaos, estime cette fois encore que son dialogue «inclusif» est «l'unique issue à même de permettre d'éviter de verser dans les dérapages et les dépassements».



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