Révision constitutionnelle : Abderazak Makri toujours dans la surenchère sur la question de l’identité

 Révision constitutionnelle : Abderazak Makri toujours dans la surenchère sur la question de  l’identité
Par Nabil Semyane | 07 Juillet 2020 | 15:24

Abderazak Makri a animé mardi un point de presse lors duquel il a porté à la connaissance de l’opinion publique  les propositions de son parti concernant le projet de révision constitutionnelle, réduisant ses critiques à la question identitaire, qui reste le point focal du MSP.

« Nous n’avons aucun problème avec le pluralisme linguistique, notamment avec l’Amazighité qui est une composante de l’identité nationale » fait valoir Abderazak Makri, avant de préciser que « dans nos discours nous insistons sur le programme politique et économique, la question de l’identité s’inscrit dans le débat global , surtout s’il y a volonté politique quelque part de l’occulter ».

S’adressant au comité du Pr Laraba, que Makri n’a pas épargné de ces critiques, ce dernier indique que « Nous avons pris connaissance de la plupart des propositions faites par les partis politiques et les associations, toutes convergent sur la question de l’identité, j’espère que le point de vue de la majorité transparaîtra dans la copie finale du projet,ne prenez pas partie pour la minorité qui a d’ailleurs refusé de participer au débat », exhorte t-il

Le chef du MSP, c’est un classique dans ses sorties médiatiques, s’en est encore pris à la France, expliquant qu’il n’a pas de problème avec ce pays, mais « notre problème c’est avec les valets qu’elle a laissé après son départ, ils occupent des positions stratégiques dans les appareils de l’Etat, actuellement ils cherchent à se repositionner, après l’élection du 12 décembre, les lobbies français sont contre une économie forte et souveraine de l’Algérie pour la garer sous sa dépendance ».

En parlant de système politique, Makri a réitéré sa préférence pour le mode parlementaire, estimant que "c'est le plus démocratique" et promet que sa formation politique continuera à porter cette exigence jusqu'à son aboutissement.

"Nous n'avons pas de problème avec le système semi- présidentiel, mais à condition que les fondements soient respectés" , clarifie le chef du MSP  qui adhère par ailleurs à l'amendement relatif à l'envoi des troupes de l'ANP en dehors des frontières. 

Abderazak Makri a entamé son intervention sur le rapatriement des crânes des résistants, se félicitant de l'initiative du président Tebboune, rappelant que les différentes résistances constituent "un refus de la colonisation de l'Algérie par la France coloniale" .

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