Pour le FFS «l’armée doit se plier à la volonté du peuple algérien»

Pour le FFS «l’armée doit se plier à la volonté du peuple algérien»
Par Amel Benabi | 28 Mars 2019 | 20:09

 Le nouveau Premier Secrétaire Front des Forces socialistes (FFS), Hakim Belahcel, n’est pas allé de main morte contre la décision du chef de d’état-major de l’armée, de demander l’application de l’article 102 de la constitution contre le président Bouteflika.

Lors de sa première conférence ce jeudi, Hakim Belahcel a estimé que l’Armée nationale populaire (ANP) doit être «garante» du bon déroulement de la transition démocratique dans le pays et «ne devra en aucun cas influencer les tenants et aboutissants».

Le Premier secrétaire du FFS a ainsi rejeté catégoriquement la proposition assumée publiquement par Gad Salah d’activer l’article 102, qu’il assimilée à un «coup d’état contre le peuple» et une immixtion «intolérable» dans les affaires politiques.

Pour Hakim Belahcel, l’ANP a pour seule vocation «d’exercer ses missions de défense de l’intégrité territoriale et de la sécurité des citoyens et à se plier à la volonté de l’écrasante majorité du peuple algérien».

Dans le même ordre d’idée, il a appelé la population à poursuivre sa mobilisation «pacifique» jusqu’au changement «radical du système politique et la concrétisation de la construction d’une Algérie libre et démocratique», réitérant le soutien indéfectible de son parti à cette «dynamique citoyenne».

Le conférencier assure que le FFS «continuera à lutter sans relâche, dans le peuple et avec le peuple, jusqu’à la satisfaction de toutes ses revendication légitimes».

C’est pourquoi le parti de feu Hocine Ait Ahmed, dit «refuser de s’engager dans un quelconque stratagème qui permette à ce régime de se régénérer» dans uneallusion évidente à l’application de l’article 102 de la constitution.

«Notre parti s’opposera à toute option qui faciliterait des alternances claniques dans le système et au profit du système».

Et Hakim Belahcel d’enchainer : «L’histoire saura se souvenir des positions des uns et des autres, notamment de ceux qui ont passé leur temps à vouloir berner le peuple algérien sur l’état de santé du président Bouteflika».

Voir toutes les actualités