Lutte contre le terrorisme: l'expérience algérienne mise en avant par Messahel

Lutte contre le terrorisme: l'expérience algérienne mise en avant par Messahel
Par Nourredine B | 01 Mars 2017 | 14:43

La lutte résolue contre le terrorismesoutenue  par une approche pragmatique algérienne de déradicalisation auront constitué une somme d’expérience désormais référentielle pour beaucoup de partenaires étrangers de l’Algérie.

C’est, en substance, le constat premier fait par Abdelkader Messahel, ministre des Affaires maghrébines, de l'Union africaine et de la Ligue des Etats arabes, lors de son passage, aujourd’hui mercredi, sur les ondes de la chaîne trois.

 «L'Algérie a acquis une expérience dans le domaine de la lutte contre le terrorisme devenue une expérience, qui intéresse beaucoup de nos partenaires» a-t-il ainsi affirmé.

Rappelant que l'Algérie s'était inscrite dans une logique de lutte contre ce phénomène menée pendant des années par l'ANP et les différents services de sécurité, épaulés par la participation citoyenne, le MAE algérien souligne l’importance fondamentale, à ce niveau, des mesures et politiques « menées depuis l'arrivée du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, en 1999, notamment les politiques de Rahma, de la concorde civile et surtout de la réconciliation nationale » précise-t-il.

S’agissant de la déradicalistion que Messahel définit comme une lutte «contre le phénomène de l'exclusion et de l'exclusif » consacrée   sur le terrain grâce, notamment,  aux  dispositifs et la loi sur la réconciliation nationale, le ministre explique l’approche algérienne en précisant qu’elle  consiste «à montrer les voies et moyens de nature à permettre d'éviter la radicalisation et de montrer quelles sont les bienfaits de la déradicalisation».

Evoquant , dans ce sens, les « politiques très concrètes suivies par l'Etat portant sur la réhabilitation de l'islam traditionnel , le rôle cultuel et culturel de la mosquée, sa dépolitisation et sa désidéologisation », il a  insisté sur le lien «qu'il faut toujours faire» dira-t-il «entre la radicalisation, le terrorisme et les combattants étrangers». Une politique qui , aux yeux de Messahel, explique  qu’aujourd’hui, il y ait « très peu d’Algériens , quelques dizaines » , révèle-t-il, « dans les rangs de Daech ou dans des conflits, en Syrie ou ailleurs».

Par ailleurs, le ministre  a annoncé que l’Algérie va abriter la prochaine réunion des pays voisins de la Libye. La réunion se tiendra vers la fin du mois en cours à Alger. A  ce propos, Messahel a indiqué que les parties concernées par cette rencontre attendaient que le SG de l'ONU désigne son nouveau représentant spécial en Libye ou conforter celui déjà en poste, à savoir Martin Kobler, pour pouvoir se réunir. 

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