Ligue arabe: L'Algérie réaffirme son rejet de toute intervention étrangère et s'abstient de voter

Ligue arabe: L'Algérie réaffirme son rejet de toute intervention étrangère et s'abstient de voter
Par Lila Ghali | 01 Septembre 2013 | 23:47

L'Algérie a réaffirmé dimanche par la voix du ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci, devant le conseil des ministres arabes des Affaires étrangères, réuni au Caire, son rejet de toute intervention militaire contre la Syrie en dehors du droit international.

Medelci a réitéré la position de l'Algérie en faveur d'une solution politique et du dialogue inclusif entre Syriens comme moyen de règlement de la crise. "L'Algérie, qui n'a eu de cesse d'appeler, depuis le début de la crise, à la nécessité de mettre un terme à la violence,  afin de préserver l'unité du peuple syrien et l'intégrité de son territoire loin de toute intervention étrangère".

"C'est une occasion idoine pour inviter les parties syriennes à contribuer au succès de la mission de l'envoyé commun et réunir les conditions favorables à la tenue de la conférence de Genève 2 sur laquelle l'Algérie et la communauté internationale fondent de grands espoirs et qui permettra aux parties syriennes en conflit de trouver une plate forme de règlement de la crise et épargner à la région d'éventuels dérapages", a-t-il souligné.

Condamnant "fermement le crime abject" commis à l'arme chimique, et "consciente des graves répercussions d'une intervention militaire sur la région, l'Algérie, en accord avec les positions du conseil, réitère son rejet de toute intervention militaire contre un Etat souverain en dehors de la charte de l'ONU et du droit international. Cette intervention ne pourrait qu'engendrer davantage de violence et de destruction" a ajouté M. Medelci.

l'Algérie, l'Irak et le Liban n'ont pas voté

Par ailleurs, les ministres arabes des Affaires étrangères ont appelé, dimanche soir au Caire, l'ONU et la communauté internationale à assumer leurs responsabilités dans le dossier syrien. L'institution panarabe étant profondément divisée sur le sujet des frappes contre la Syrie, qualifié d'ingérence étrangère par certains États comme l’Égypte, l'Algérie, l'Irak ou le Liban. Ces trois derniers pays se sont d'ailleurs abstenus au cours du vote de la résolution de la ligue arabe.

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