Libye : Vote de confiance lundi à Syrte au nouveau gouvernement intérimaire sur fond d'optimisme modéré

Libye : Vote de confiance lundi à Syrte au nouveau gouvernement intérimaire sur fond d'optimisme modéré
Par Lila Ghali | 07 Mars 2021 | 19:46

La composante du nouveau gouvernement intérimaire en Libye sous la conduite de de Abdelhamid Debeibah sera soumise demain lundi à un vote du confiance du parlement.

La séance parlementaire, prévue dans la ville de Syrte, interviendra sur fond d'optimisme modéré quant à l'approbation du cabinet de Abdelhamid Debeibah, dû notamment à l'absence d'un consensus auprès des parlementaires dont certains refusent le lieu et la composante dévoilée, s'accordent à dire les observateurs de la scène politique libyenne.

Sur 175 députés que compte la Chambre des représentants du peuple (Parlement) il n y a, pour l'heure, que 84 députés ayant exprimé ouvertement leur intention de voter en faveur du nouveau gouvernement.

Seulement 100 députés ont fait part de leur décision d'assister à la séance de confiance. Selon des médias libyens, "la plupart des députés qui refusent d'assister à la séance de confiance à Syrte  pensent que les conditions nécessaires pour la tenue de ladite séance ne sont pas encore réunies notamment après la publication par des experts onusiens d'un rapport sur des allégations de corruption lors du Forum de dialogue politique libyen(FDPL) tenu au début du mois de février à Genève en Suisse".

Le Comité d'experts de l'ONU chargé de l'embargo sur les armes et des sanctions contre la Libye, a dans l'annexe d'un rapport encore non publié officiellement révélé, dimanche dernier, par des médias, affirmé qu'"au moins trois participants se sont vus offrir des pots-de-vin pour voter en faveur de la liste gagnante".

Pour autant, l'absence des statistiques fiables s'agissant du nombre des députés favorables à la composante de Abdelhamid Debeibah ne suffit pas pour prétendre l'échec du gouvernement, préviennent des observateurs, qui relèvent que "l'enjeu n'est pas de taille, tant que l'approbation du nouvel exécutif sera faite en cas d'échec par les membres du (FDPL), tel que prévu par les accords politiques conclus à Genève en Suisse".

"Les tractations qui se feront dans les coulisses avant l'ouverture de la séance parlementaire peuvent chambouler totalement la donne et renverser les pronostics", affirme-t-on, notant que "le président du Parlement, Aguila Salah, va peser de tout son poids pour gagner certaines voix auprès des députés réticents" .


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