Le RND met de côté son passé et son passif, et se met au service de la «Nouvelle Algérie»

 Le RND met de côté son passé et son passif, et se met au service de la «Nouvelle Algérie»
Par Hakim Megati | 27 Juin 2020 | 17:27

Le Conseil national du RND tenue aujourd’hui à l’hôtel Ryad, à Sidi Fredj, aura confirmé les yeux doux que fait ce parti au président Tebboune et à «l’Algérie Nouvelle» pour faire oublier son bilan-boulet avec  l'ancien président Bouteflika.

Dans son allocution d’ouverture des travaux, le nouveau Secrétaire Général, Tayeb Zitouni, a en effet réitéré son soutien aux «institutions constitutionnelles» qui contribuent à la construction de la «Nouvelle Algérie»

Et comme pour montrer pattes blanches, le conseil national du RND pourtant hérité de l’ère Ouyahia, a adopté des résolutions qui s’alignent totalement avec le programme du président.

On y apprend ainsi que le RND  «encourage et soutient les efforts de M. le président de la république visant à replacer l’Algérie à sa place naturelle à travers la réorganisation des affaires de la nation et la mise en place de nouvelles institutions basées sur la moralisation de la vie politique et la concrétisation des ses engagements vis-à-vis du peuple à savoir la construction de l’Algérie Nouvelle».

Dans la même veine, les membres du Conseil national du RND ont exprimé leur «rejet catégorique des méthodes abjectes utilisées par certains milieux hostiles à l’égard de l’Algérie et mus par un courant colonialiste ciblant l’armée nationale populaire pour provoquer la fitna au sein du Hirak populaire».

 L’exécutif du rassemblement national démocratique, pointe l’agitation de ces milieux qui «jouent sur la fibre de l’identité, de l’histoire, de la rumeur et de la désinformation(…) visant à empêcher l’Algérie de poursuivre ses réformes pour la construction de «l’Algérie Nouvelle» débarrassée du paternalisme»

Pour ce faire, le RND appelle les algériens à la «vigilance» et à la dénonciation de ces tentatives de porter atteinte à l’Algérie et ses institutions».

Une position largement développée par Tayeb Zitouni dans son allocution, en allant jusqu’à parler d’une «guerre» qui serait menée contre l’Algérie, par a-t-il dit, des «laboratoires qui travaillent à affaiblir le front intérieur à travers des organisations agrées et espionnes qui jouent leurs rôles dans le cadre d’une feuille de route avec pour objectif de tuer le rêve de la construction d’un Etat nouveau en tentant de discréditer les décisions prises pour les faire échouer». 

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