Le ministère de la justice s’explique sur l’autorisation accordée à Ouyahia d’assister à l’enterrement de son frère

 Le ministère de la justice s’explique sur l’autorisation accordée à Ouyahia d’assister à l’enterrement de son frère
Par Hakim Megati | 23 Juin 2020 | 16:13

Face à la polémique suscitée par l’autorisation accordée à l’ex Premier ministre, Ahmed Ouyahia, d’assister aux funérailles de son frère Laïfa, au cimetière de Garidi (Alger), alors qu’il est prisonnier, le ministère de la justice à tenu a tirer les choses au clair.

Dans un communiqué rendu public ce mardi, la chancellerie précise qu’il s’agit d’une «procédure légale» prévue par l’article 56 de la loi régissant l’organisation des pénitenciers et de la réinsertion sociale des détenus.

«L’autorisation accordée à M. Ahmed Ouyahia est toujours en vigueur et d’autres prisonniers en avaient déjà bénéficié conformément au pouvoir discrétionnaire du juge spécialisé», lit-on dans le communiqué.

Le ministère de la justice souligne, que l’autorisation accordée à Ahmed Ouyahia fait suite à une «instruction du ministère public après la demande introduite par sa défense conformément aux formes juridiques».

Cette mise au point intervient suite aux nombreuses réactions indignées sur les réseaux sociaux accusant le département de Belkacem Zeghmati de pratiquer la politique de «deux poids deux mesures» au détriment de certains détendus privés d’assister à l’enterrement des leurs.

Les internautes ont notamment rappelé le cas du prisonnier d’opinion, Mohamed Abbas incarcéré à la maison d’arrêt de Ghardaïa depuis 2015 dans la foulée des violences meurtrières dont la région du M’zab, et qui a été empêché de rendre un ultime hommage à ses trois jeunes filles, décédées par intoxication au monoxyde de carbone, le mois de janvier dernier, au domicile familial dans la commune de Bounoura. 

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