Le journaliste Khaled Drareni est maintenu en prison à Koléa

Le journaliste Khaled Drareni est maintenu en prison à Koléa
Par Hakim Megati | 02 Juillet 2020 | 15:29

Le journaliste et correspondant de l’organisation Reporter sans frontière (RSF), Khaled Drareni n’a finalement pas bénéficié d’une liberté provisoire comme ses codétenus Karim Abbou,  Amira Bouraoui, Samir Benlarbi et Slimane Hamitouche. 

En effet, bien qu’il ait été placé sous mandat de dépôt pour la même affaire avec Samir Benlarbi et Slimane Hamitouche au moins de mars dernier pour «incitation à attroupement non armé», notre confrère n’a pas trouvé grâce aux yeux du juge.

Mme Nabila Smail, membre du collectif de la défense du journaliste, visiblement déçue, n’a pas hésité à dénoncer une «justice sélective» et réclamer «la libeté pour Drareni et Nekkaz».

«Deux otages restent  prisonniers.  Khaled Drareni et Rachid Nekkaz. Une aberration et une injustice» écrit cette avocate sur sa page Facebook.

De son côté Abdelghani Badi, lançait depuis la prison de Koléa que la liberté provisoire accordée à Tabbou, Bouraoui, Benlarbi et Hamitouche, «n’est pas un cadeau du pouvoir mais un droit».

«Ces activistes ont été arbitrairement emprisonnés pour avoir exprimés leurs idées et leur place n’est pas en prison», a tonné Abdelghani Badi au milieu d’une nuée de reporters.

Et s’il se félicite de ce que Tabbou, Bouraoui et les autres puissent enfin rentrer chez eux, il rappelle que des dizaines d’activistes du Hirak sont encore en prisons.

« Il ne faut pas qu’on oublie qu’il y a encore 76 activistes du Hirak dans les prisons même après ces quelques libérations d’aujourd’hui. Nous ne devons pas baisser les bras, mais continuer à dénoncer ces dérives du pouvoir politique», a ajouté le célèbre avocat

  

 

 

 

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