La symbolique action de jeunes du FLN qui souligne les errements politiques du vieux parti

 La symbolique action de jeunes du  FLN qui souligne les errements politiques du vieux parti
Par Amel Benabi | 13 Janvier 2020 | 21:25

Le rassemblement  dimanche d’une escouade de jeunes militants de l’ex parti unique devant son siège à Hydra, sur les hauteurs d’Alger, est loin d’être banal.

C’est un fait inédit que des jeunes inconnus jusque là pointent du nez devant les dinosaures d’un parti pour leur demander, les yeux dans les yeux, de dégager et laisser ce parti-symbole entre les mains de la nouvelle génération. 

Ce face à face qui peut paraitre anecdotique voire cocasse pour certains, pose pourtant la problématique de l’alternance politique, et plus généralement, l’alternance générationnelle.

Quasiment dans les partis politiques- du pouvoir et de l’opposition, la jeunesse n’a vraiment pas  droit de cité ou si peu. 

Elle sert souvent de slogan creux qui cache mal une volonté de pérenniser un  système de gouvernance qui entretient la gérontocratie. 

Et à ce jeu, le PFLN est un (mauvais) exemple du genre tant ce parti se confond avec les caciques et les vieux briscards qui peuplent ses instances dirigeantes depuis des dizaines d’années.

Le fait est que ce glorieux sigle est réduit à un simple appareil souvent mobilisés par les puissants du moment sans que ces cadres n’opposent la moindre résistance. 

L’ex parti unique a visiblement bien du mal à se transformer en une formation politique moderne qui fonctionne selon les règles démocratique. 

Il a été contraint de soutenir pratiquement des choses et leurs contraires, tordant le cou aux référents politiques et idéologiques que lui avaient imprimé ses pères fondateurs. 

Signe de la décrépitude avancée de ce parti, il n’a même pas été en mesure de choisir le bon cheval lors de la dernière élection présidentielle.          

N’ayant pas reçu d’instruction claire sur la conduite à tenir et le candidat à soutenir comme au bon vieux temps, le PFLN, a navigué à vue avant de jeter son dévolu sur Azzedine Mihoubi, alors que Abdelmadjid Tebboune était membre de son comité central !   

Cette incroyable erreur d’appréciation résume assez bien les errements politiques d’un parti orphelin des mains invisibles du pouvoir qui le faisaient fonctionner comme avec une télé commande sans jamais sortir du giron du pouvoir.

C’est à dire qu’à défaut de l’envoyer au musée comme d’aucuns le réclament, le PFLN est appelé au moins à subir une cure de jouvence qui lui permettrait de s’adapter au risque de disparaitre.  

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