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FFS : "Le régime actuel menacé dans sa survie s’oriente résolument vers un Etat libéral"

30-12-2017 21:45  Lila Ghali

Le premier secrétaire national du Front des Forces Socialistes (FFS), M.Hadj Djilani Mohamed, a sévèrement critiqué les partis de l'alliance présidentielle en les accusant d'appuyer le processus de libéralisation de l’économie nationale prônée par le gouvernement. 

Intervenant à Alger à l'ouverture de l'hommage du parti  à son leader Hocine Aït Ahmed, décédé il y a deux années,  M.Hadj Djilani Mohamed a souligné que "le régime actuel, menacé dans sa survie car ne pouvant plus s’acheter une légitimité sociale et incapable de compter sur lui même pour valoriser ses ressources et développer durablement l’économie, s’oriente résolument vers un Etat libéral, confié au capital privé national et surtout étranger".

Pour le FFS, "le FLN/RND et leurs alliés au pouvoir et dans l’opposition appuient cette ligne politique, l’assument ouvertement en déclarant que le socialisme est mort" avant de s'élever contre la loi de finances 2018 qui  "au lieu d’améliorer la situation sociale des algériens et algériennes ne fait que l’aggraver".

Poursuivant son discours, le premier secrétaire national du plus vieux parti de l'opposition souligne que "le FFS s’élève contre toute mesure impopulaire de nature à porter atteinte au pouvoir d’achat des citoyens, notamment les plus démunis" et dénoncer "le caractère injuste de la loi de finances 2018, elle ampute gravement le pouvoir d’achat des citoyens et citoyennes, d'antisocial car il hypothèque les ressources nationales, d'anti populaire et d'antinational avec la privatisation annoncée des secteurs et services publics et l’abandon progressif des subventions". 

Pour le FFS, "cette loi de finances 2018 constitue une trahison des idéaux de Novembre à plus d’un titre". Comme il a appelé au respect du "droit à la manifestation pacifique et à la grève des travailleurs fait partie des droits civiques et publics".

Commentant la décision de décréter Yennayer comme une journée chômée et payée, le responsable du FFS a estimé qu'il s'agit là que d'"une bataille qui vient d’être remportée, il en faudra beaucoup d’autre luttes pour que la mobilisation pacifique, démocratique et citoyenne s’impose comme un moyen incontournable pour la construction de l’alternative démocratique dans notre pays" avant de  relever qu'il "en faudra beaucoup d'autres luttes pour que la mobilisation pacifique, démocratique et citoyenne s'impose comme un moyen pour la construction de l'alternative démocratique en Algérie".





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