FFS : "Le général de corps d'armée Gaid Salah a fait un pas de plus dans sa démarche autoritaire et hégémonique"

FFS  : "Le général de corps d'armée Gaid Salah a fait un pas de plus dans sa démarche autoritaire et hégémonique"
Par Mourad Arbani | 23 Avril 2019 | 21:43

Le Front des forces socialistes (FFS) a réagi, mardi soir,  au discours du vice-ministre de la défense nationale, Ahmed Gaid Salah relatif à la situation politique du pays, en affirmant que "le général de corps d'armée a fait un pas de plus dans sa démarche autoritaire et hégémoniques".

Dans un communiqué rendu public, pour le FFS, "rien ne semble pouvoir arrêter son avidité à tout contrôler et à tout décider comme étant, le seul et unique maître à bord, narguant d'un revers de la main, les interpellations venant de l'opposition et aussi les exigences populaires qui aspirent à un changement radical du régime".

Au sujet du reproche fait par Gaid Salah "à l'écrasante majorité de la classe politique Algérienne ainsi qu'aux nombreuses organisations et personnalités nationales, le fait d'avoir boudé la MASKHARA érigée en conférence nationale de dialogue",  le FFS rappelle qu'il "avait rejeté cette mascarade en la qualifiant de thérapie de groupe" qu'"il ne cautionnera jamais une telle forfaiture politique".

Pour le FFS, "le pouvoir réel représenté aujourd'hui par le chef de l'état Major et secondé par un chef de l'état illégitime et désavoué, n'ont affiché aucun signe sincère et crédible allant dans le sens de la satisfaction des préalables politiques exigés par la quasi-totalité du peuple Algérien. Parmi ces exigences, le départ immédiat de l’oligarchie, de la mafia politico-financière prédatrice d'une manière intégrale".

Le plus vieux parti de l'opposition souligne dans le même communiqué que "l’instrumentalisation de l'appareil judiciaire à des fins non avouées ,constitue un abus de pouvoir assumé et revendiqué par le régime".

Le FFS considère que "l'appareil judiciaire doit être délivré des injonctions supérieures et épargné des luttes et des représailles claniques" tout en soutenant que "seul un état de droit permettra de construire une justice équitable fondée sur des lois émanant de la volonté populaire".

"Depuis plus de deux mois maintenant, que des millions d'Algériennes et d'Algériens demandent d'une manière pacifique et résolue de leur permettre de disposer d'eux même. Ils continuent à revendiquer leur légitime aptitude à construire une véritable alternative démocratique qui jettera les bases d'une Algérie libre, démocratique et prospère. L’autisme et les contournements à répétition se sont manifestés en désignant un chef d'État illégitime et un gouvernement factice et impopulaire", rappelle la même source.

Le FFS rappelle que "seules les institutions illégitimes et impopulaires qui constituent la véritable menace pour la sécurité du pays et la cohésion de son peuple" et "fustige avec une extrême vigueur ces allégations qui miroitent le chaos et le désordre. Le peuple algérien aguerri et éveillé, mettra en échec cette "fatalité " mensongère qui souhaite l'emprisonner entre les tenailles du statu quo et de la menace du chaos!"

Le FFS appelle "l'Etat-major de l'armée à se retirer des affaires politiques" tout en soulignant que"ses nobles missions se déclinent exclusivement dans la protection du territoire national et de veiller à l'union et à la cohésion de L’unité nationale et d’être garant d’une véritable transition démocratique".

Pour conclure son communiqué, le FFS met en garde "tous ceux qui seraient tentés de porter atteinte à cette formidable révolution pacifique populaire, par des menées répressives et autres procédés qui viseraient à provoquer le chaos. Ou plus grave, celles qui s'afféreraient à briser les liens entre Algériennes et Algériens en utilisant les faux clivages et les fausses disparités". 

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