Dialogue national : Karim Younes confirme qu’il sera membre du panel de la Présidence

Dialogue national : Karim Younes confirme qu’il sera membre du panel de la Présidence
Par Hakim Megatli | 16 Juillet 2019 | 16:56

L’ex président de l’APN, Karim Younes va faire partie du panel des personnalités nationales devant mener le dialogue proposé par le président de l’Etat Abdelkader Bensalah dans son discours du 4 juillet dernier.         

C’est le concerné lui-même qui l’annonce aujourd’hui mardi via sa page Facebook, révélant dans un texte adressé : «A mes contacts habituels : vérités et transparence », avoir été officiellement approché pour faire partie d’un «processus de médiation».

«Des échos des milieux politiques laissent penser que La Présidence de l’Etat semble avoir entendu le message de la volonté du peuple», croit savoir Karim Younes, qui évoque par ailleurs des «préalables intangibles sont avancés sans quoi rien ne pourra se faire».

«Aussi, ma présence au sein de cette instance de médiation, en gestation étant vivement souhaitée par ailleurs…

Puis-je alors me dérober de ce que l’on ne peut considérer que comme un devoir national ?" s’interroge l’ex ministre de la formation professionnelle, qui annonce ainsi sa décision de s’engager au sein de ce panel.

Karim Younes qui partage sa décision avec ses «amis» sur Facebook, les invite aussi à lui faire à part de leur remarques et conseils pour «parachever la réflexion».

«C’est pourquoi, j’ai pris la résolution de faire appel à mes contacts habituels pour parachever la réflexion et m’aider à suivre une démarche qui pourrait être bénéfique pour tous.

Il rappelle avoir «maintes fois rappelé à tous ceux qui m’ont approché pour m’entretenir de l’initiation d’un  processus souverain de médiation, que le cadre du dialogue recherché entre les enfants de la patrie, doit, impérativement, s’inscrire dans l’esprit  des revendications légitimes des millions d’Algériennes et d’Algériens qui sont sortis dans la rue pour exprimer leur colère et leur désir de changement, sans quoi tout est voué à l’échec».

L’ex 3ème personnage de l’Etat précise que ces personnalités, parmi elles, des «scientifiques, des constitutionnalistes de renom, des hommes de droit, des femmes et des  hommes de la société civile,  partagent, avec moi, cette conviction et en font même une condition sine qua non».

Un devoir national

Et d’ajouter : «L’approche de ces hommes et femmes de cœur consiste à donner un sens aux revendications, plusieurs fois réitérées par les manifestants  à travers la révolution pacifique, déclenchée par la population algérienne en février 2019, galvanisée par les jeunes dans les stades par leurs prises de conscience d’où est sorti l’hymne de cette révolution «El Casa d’El Mouradia»,  tout autant que la jeunesse estudiantine».

Karim Younes précise en outre que ces personnalités n’ont aucunement la prétention de représenter le Hirak.

«Inutile de préciser qu’il n’est pas dans leurs intentions d’être les représentants du mouvement ni avoir la prétention de s’autoproclamer ses porte-paroles, car ce serait démontrer un manque de discernement politique et de  patriotisme», lit-on sur sa page Facebook.

La mission de ce panel de ces personnalités «soucieuses de l’avenir de notre pays», «d’essayer de matérialiser ces revendications en les défendant auprès des  autorités, auxquelles incombe la responsabilité de donner suite» assure Karim Younes.

Pour lui, son souci primordial et celui de ses homologues de la commission de médiation, est de «partager une cause commune afin d’apporter leurs concours pour assurer les convergences nécessaires, un regard objectif et crédible aux contributions des hommes politiques, des différentes associations et autres ligues de la société civile».

Il rassure enfin que «l’écho des millions de poitrines qui battent le pavé depuis maintenant près de cinq mois demeure la source d’inspiration de leur démarche en vue de définir une voie argumentée basée avant tout sur l’intérêt de la nation».

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