Carnet de campagne : Hommes d’affaires véreux, le bon président pour l’Algérie , le procès et la baraka du Hirak, start-up .....…

 Carnet de campagne : Hommes d’affaires véreux, le bon président pour l’Algérie , le procès et la baraka du Hirak, start-up .....…
Par Amel Benabi | 02 Décembre 2019 | 17:32

La campagne électorale s’est poursuivie lundi pour sa seizième journée, avec des candidats qui mettent leur énergie dans la bataille pour défendre leurs programmes et surtout convaincre les algériens d’aller voter le 12 décembre.

Abdelmadjid Tebboune, de passage à Sétif a parlé de réformes économiques structurelles pour sortir l’Algérie de son addiction aux hydrocarbures qui ne sauraient constituer désormais le seul moteur de croissance de l’Algérie.

Il s’agit aussi à travers ces réformes structurelles de réduire les importations qui sont à l’origine du phénomène de surfacturation qui a permis à des hommes d’affaires véreux de bâtir des fortunes pharaoniques.

« Je ne suis pas contre les hommes d’affaires, je ne suis pas l’ennemi des investisseurs sincères, mais de ceux qui ont trahi leur pays avec des investissements fictifs », a-t-il déclaré en promettant de placer au cœur de son programme d’action la jeunesse et d’encourager les Start-up.  

A Mostaganem, Ali Benflis a défendu bec et ongles son choix de candidater pour la présidentielle du 12 décembre, jugeant qu’elle constitue la voie la moins courte à la sortie de la crise, même si, admet-il, « toutes les conditions ne sont pas réunies ».

Même s’il n’est pas sur la même ligne qu’eux, Ali Benflis courtise les adversaires de la présidentielle, en promettant de faire du dialogue avec eux la priorité des priorités, dans le cas où les algériens lui accorderaient leur confiance, le 12 décembre.

Parlant de ces chantiers prioritaires, il met en avant la mise à plat du système, pour, explique t-il, en finir avec « le pouvoir personnel et la personnalisation du pouvoir ». Dans cette perspective, il promet de revoir à la baisse les prérogatives du président en les partageant avec le chef du Gouvernement, qui sera issu de la majorité, et le parlement.

« Un bon président, fort de la légitimité des urnes est de nature à créer un climat et des conditions de sortie de crise », de l’avis de Benflis qui appelle à une participation massive pour une plus grande légitimité au futur président de la République.

A Khenchla, Abdelaziz Belaid dit avoir « confiance dans le peuple algérien et c’est bien cette confiance qui m’a encouragée à me présenter à la présidentielle du 12 décembre », dit-il, avant d’appeler à l’ « union sacrée autour du processus électoral qui permettra au peuple algérien de choisir librement son destin ».

Comme Benflis, Bélaid promet d’engager « un dialogue global pour aboutir à un consensus populaire », car ajoute-t-il « sans politique propre, sans une économie forte et des investissements réels, le peuple ne pourra pas vivre dans la sérénité, encore moins les jeunes avec leurs rêves.

« Laisser les algériens voter librement, cessez de leur instiller dans la tête des idées empoisonnées », lance Bélaid dans une pique à l’opposition qui rejette le processus électoral en faveur d’une transition politique préalable.  

A Djelfa, Azzedine Mihoubi, s’est d’abord défendu de prétendre être le candidat de l’institution militaire, dans une allusion à la direction de campagne de Tebboune, qui a rendu un communiqué dans ce sens avant de le supprimer quelques instants après sur sa page Facebook.

Cette mise au point étant faite, le chef du RND parle Santé publique dans cette wilaya pastorale en reconnaissant qu’elle est « marginalisée » , ajoutant que « le sytème de santé doit être au service du citoyen ». Mihoubi s’engage dans le cas où il serait élu, à faire construire un centre anti-cancer ultramoderne à Djelfa.

Sur un autre plan, Azzedine Mihoubi a consacré une bonne partie de son intervention aux universitaires, soulignant qu’il « ont été victimisés et marginalisés par le système en place » et promet par conséquence de les réhabiliter en leur accordant une plus grande place dans la prise de décisions.

De son côté, Abdelkader Bengrina, a « collé » son discours à l’actualité du jour en parlant du procès de Ouyahia et Sellal aujourd’hui au tribunal, de Sidi Mhamed, le qualifiant d’ « historique dans la vie de la société ».

« Ce procès, nous le devons à la Baraka du Hirak populaire et à ses slogans rassembleurs et non régionalistes". Ainsi le "prochain président qui sera chargé de la prochaine étape doit se dire à chaque instant qu’il pourrait être poursuivi », fait valoir le candidat qui croit plus que jamais à ses chances d’être l’heureux élu, au lendemain du 12 décembre.   

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