Campagne électorale pour la présidentielle du 12 décembre : alea jacta est !

 Campagne électorale pour la présidentielle du 12 décembre  : alea jacta est !
Par Abbès Zineb | 16 Novembre 2019 | 12:35

Les cinq candidats à la présidentielle du 12 décembre  prochain ont signé ce samedi  matin une  « Charte d’éthique » , sorte de préalable avant l’entame de la compagne électorale qui doit démarrer demain dimanche pour le face -à face avec le peuple   algérien.

Les postulants  la magistrature suprême ont trois semaines pour sillonner l’immense territoire algérien et convaincre les citoyens de l’opportunité de cette élection présidentielle dont le moins qu’on puisse  dire est qu’elle est  loin de faire consensus.

Il s’agit donc avant tout  pour les cinq et avant même  de « vendre » leur programmes politiques, de convaincre les algériens que la présidentielle du 12  décembre est bien « la voie la plus courte et la moins coûteuse  qui permettra aux pays, en situation de transition depuis la démission forcée de l’ex président de la République, de revenir  à la légitimité constitutionnelle. »

« Cette élection ne se tient pas  dans des conditions idéales, je le sais, mais je considère  qu’elle représente la voie la plus courte et la moins risquée pour sortir l’Algérie de l’impasse politique provoquée par l’ancien régime. Je vais entamer ma campagne  électorale avec détermination et conviction pour rencontrer les algériens, pour débattre avec eux, y compris les adversaires de la présidentielle et le dernier mot reviendra aux algériens », expliquait   Ali Benflis mercredi lors d’un forum médiatique où il présentait son « programme d’urgence pour l’Algérie » devant des experts.

Abdelmadjid Tebboune,  n’ignore pas lui aussi  « le climat particulier » dans lequel  se déroule le processus électoral », mais justifie sa candidature par sa volonté de « remettre l’Algérie sur des bons rails », accusant implicitement  l’ancien régime de Bouteflika, d’avoir « dévié du projet national nombriliste »

« Il y a des algériens qui sont contre cette élection, mais je sais que la majorité sont pour cette élection  qui va sortir le pays de l’impasse politique », crois  pouvoir dire  Tebboune qui mise sur « la prise de conscience de citoyens quant aux défis   internes et externe qui guettent l’Algérie », .

 

Même le président de l’Autorité électorale, Mohamed Charfi qui incarne la garantie  de régularité et de transparence du vote du 12 décembre reste tout de même très réaliste en reconnaissant le 13 novembre  qu’il «  y a des citoyens qui disent + non+à l’élection ; il y a des citoyens qui disent +oui+et qui sont de plus en lus nombreux, le dernier mot revient au peuple algérien souverain »

 

« Chaque citoyen est libre d’exprimer son point de vue, mais dans le respect de la liberté de l’Algérien qui ne partage pas son avis », ajoute encore Mohamed Charfi qui promet que l’Autorité électorale « va offrir toutes les conditions de façon que le vote soit digne de confiance  et à la hauteur du défi que représente cette élection » 

 

Quand bien même le rejet de ces élections  constitue  le moteur du mouvement populaire, les cinq candidats se revendiquent tous de cette dynamique de contestation, promettant même , dans le cas de leur élection, de « concrétiser les revendications, exprimées par la rue.


Le  Hirak qui, malgré un blackout médiatique continue de drainer les masses, comme on a pu le constater encore ce vendredi, 39éme journée de mobilisation où plusieurs wilayas, en dépit de la mauvaise météo, ont marché pour rejeter  encore les élections du 12 décembre.


Il reste juste à souhaiter que la campagne électorale  puisse de se dérouler dans la sérénité et le calme, comme l’avait d’ailleurs promis à plusieurs reprises le chef d’Etat-major, Ahmed Gaid Salah , lots de ses interventions médiatiques hebdomadaires.

Et qu’elle accouche du meilleur pour l’Algérie !  

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