Amar Ghoul : « J’appliquais les décisions du président Bouteflika »

 Amar Ghoul : « J’appliquais les décisions du président Bouteflika »
Par Nabil Semyane | 24 Juin 2020 | 16:47

Visiblement, tous les anciens ministres accusés dans le dossier d’Ali Haddad, se sont donnés le mot  pour tout mettre sur le dos de l’ancien président de la République, Abdelaziz Bouteflika, expliquant que c’était lui le seul et unique donneur d’ordre dans l'octroi des contrats.

Après Ouyahia et Sellal, c’est autour de Amar Ghoul d’y aller de sa propre couche, en déclarant  mercredi au juge :« je n’ai accordé  aucun privilège à Ali Haddad dans le cadre de l’exploitation des ports d’Annaba, Alger et Bejaia, il n’a jamais été le cas dans les périodes où j’étais responsable du secteur ».

A propos des contrats, l’ancien ministre du Transport et des travaux publics a révélé à la Cour qu’en date du 24 mars 2012 « le président Bouteflika a ordonné de ne pas faire de distinction entre le public et le privé  et encourager même le secteur privé dans l’octroi des contrats de gré à gré dans le souci d'avoir une plus grande cadence dans la réalisation des chantiers ».

Sur le segment des travaux publics, les entreprises Cosider et ETRHB étaient les plus puissantes en terme de moyens, de logistiques, de personnel, mais ETRHB vient devant COSIDER », précise le chef de Taj en se référant aux propos d’Ahmed Ouyahia.

Et d’expliquer au juge qu’il n’était qu’ « un ministre parmi les 40, quand le Conseil des ministres vote à l’unanimité l’octroi d’un contrat, fixe les montants et définit les échéances».

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