Des appareils de l'Otan bombardaient dans la nuit de lundi à mardi le complexe de Mouammar Kadhafi à Tripoli, rapporte la chaîne de télévision Al Arabia, citant des insurgés disant entendre les déflagrations provoquées par ces frappes.
Par ailleurs, le fils aîné du "guide", Mohammed Kadhafi, arrêté dimanche par les rebelles dans sa résidence de Tripoli est parvenu à s'échapper, a indiqué une source rebelle lundi soir sous couvert de l'anonymat. Après sa capture, les autorités de la rebellion n'avaient donné aucune précision sur le lieu ou les conditions de sa détention.
Le plus jeune fils du Colonel Kadhafi, Saïf al-Islam, a lui aussi été arrêté dimanche soir, a indiqué le Conseil national de transition libyen. Une arrestation confirmée par le procureur de la Cour pénale internationale, Luis Moreno Ocampo. La CPI discute avec les rebelles du transfèrement de Seif Al Islam, recherché pour crimes contre l'humanité. Deuxième fils du colonel Kadhafi et porte-parole officieux du régime, Saïf al-Islam était souvent présenté comme le futur successeur de son père.
Selon la chaîne Al-Arabiya, un autre fils du leader libyen, Saadi, ancien footballeur professionnel, a été arrêté par les rebelles.
Le corps de Khamis Kadhafi découvert ?
Enfin, selon la chaîne Al Jazira citant une source non identifiée, deux corps, dont l'un pourrait être celui de Khamis Kadhafi, l'un des fils du dirigeant libyen, ont été découverts lundi. Khamis Kadhafi commandait une unité d'élite de l'armée libyenne, mise en déroute par les rebelles.
L'action de l'OTAN
Les Etats-Unis ont intensifié ces derniers jours leur activité aérienne autour de Tripoli, en utilisant notamment des drones armés, ce qui a pu contribuer à faire pencher la balance en faveur des rebelles libyens, rapporte dimanche le New York Times. Citant des responsables non-identifiés, le quotidien écrit que l'aviation américaine a établi ces derniers jours une surveillance permanente au-dessus et autour des zones toujours contrôlées par les forces loyales au colonel Mouammar Kadhafi.
Les forces américaines ont notamment eu recours à des drones Predator pour détecter, suivre et à l'occasion frapper les troupes du colonel, selon la même source.
Des forces spéciales de la France, la Grande-Bretagne et du Qatar
Dans le même temps, la Grande-Bretagne, la France et d'autres pays comme le Qatar ont déployé au sol des forces spéciales pour participer à l'entraînement et à l'armement des rebelles, ajoute le quotidien. D'autres sources indiquent que ces forces spéciales ont fait le gros du travail en ouvrant des "boulevards" aux rebelles.
Jusqu'à samedi, les avions de l'alliance occidentale ont mené au total 7459 missions en Libye, attaquant des milliers de cibles, du lance-roquettes aux quartiers-généraux des forces libyennes, indique le New York Times.
Ces raids ont non seulement détruit les infrastructures militaires du régime mais ont également fortement réduit la capacité des officiers loyalistes à diriger leurs troupes. Des unités loyalistes se sont ainsi retrouvées dans l’incapacité de se déplacer, de se ravitailler, ou de mener des opérations, selon le quotidien américain.


