Abdelaziz Djerrad devant les députés : « Notre pays a connu une gestion catastrophique »

 Abdelaziz Djerrad devant les députés  : « Notre pays a connu une gestion catastrophique »
Par Nabil Semyane | 11 Février 2020 | 11:35

Le premier ministre Abdelaziz Djerrad s’est présenté ce matin devant l’APN pour la présentation de son programme politique , en vertu des dispositions  de la Constitution.

Plutôt que se produire une farandole de chiffres techniques, le premier ministre a choisi de donner une tonalité politique à son propos en l’inscrivant résolument dans la dynamique de changement que vit l’Algérie depuis le 22 février 2019.

Et comme pour revendiquer sa part du Hirak, Abdelaziz Djerrad note que la présentation de son programme intervient à une semaine du premier anniversaire de la « Révolution du sourire ».

« La présentation de notre programme coïncide avec le premier anniversaire du soulèvement populaire et vise à répondre aux attentes du peuple », dit-il en ajoutant que « le peuple algérien réclame un changement global »

Le Premier ministre enchaîne son propos sur un procès en règle contre l’ancien régime en expliquant que notre pays a connu "une gestion des plus catastrophiques ces dernières années, qui a conduit à la dilapidation de ses richesses ».

En assurant également que le pouvoir issu de l’élection présidentielle du 12 décembre «  va agir pour débarrasser le pays de l’héritage catastrophique » de l’ère Bouteflika.

Abdelaziz Djerrad souligne aussi le fait que son programme, inspiré des engagements électoraux du président Tebboune, va s’appuyer sur la jeunesse qui sera à la fois sa finalité et son fer de lance pour sa réalisation.

« On ne doit pas abdiquer devant le désespoir et la génération actuelle doit s’armer de confiance en soi et de détermination pour prendre en main ses destinées », dit-il à ce propos.

Au plan économique, l’orateur, du haut de son pupitre, admet que « l’Algérie vit une situation économique très difficile à laquelle le gouvernement trouvera des alternatives pour y faire face », ajoutant que « la situation financière  est fragile du fait de sa dépendance des retournements du marché pétrolier »

Djerrad exprime également le souhait pour que son gouvernement puisse ramener « le taux de chômage à 10% », sans toutefois préciser à quel niveau il se trouve actuellement.   

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