Décidément, la cohabitation est bien difficile entre les responsables musulmans originaires du Maghreb et ceux de l'Afrique subsaharienne à Paris.
Cette fois l’objet de la discorde est…la nouvelle salle de prière qui va bientôt ouvrir ses portes dans la région parisienne. Et ainsi qu’il fallait s’y attendre, tout le monde veut en assurer le contrôle.
Résultat: la préfecture de police attend toujours les statuts de l'association devant gérer ce nouveau lieu de culte et les fonds issus des donations et des subventions.
Cette salle de prière doit accueillir les fidèles de la mosquée Khaled Ibn al-Walid de la rue Myrha (Maghrébins) et ceux de la mosquée El Fath de la rue Polonceau (Subsahariens).
Une succession d’organigrammes n'a pas recueilli, pour le moment, l’accord des deux parties. Le dernier, rapporte la presse française, prévoit un conseil d'administration à vingt membres répartis à égalité et donne à la mosquée Khaled Ibn al-Walid la présidence de l'association, ainsi que le poste de trésorier, tandis que le secrétariat général revient à la mosquée Al-Fath.
Cette controverse intervient, rappelle-t-on, un mois et demi après la décision de l'interdiction des prières dans les rues de Barbès à Paris par le ministre de l'Intérieur.


