Plusieurs vols ont été annulés et d'autres retardés depuis hier jeudi après que le Syndicat national des personnels de la circulation aérienne (SNPCA) ait déclenché une grève qui a surpris les milliers de voyageurs en partance à partir de l'aéroport Houari Boumedienne d'Alger.
Cela étant, ce sont tous les programmes de vols à destination et en provenance du territoire national et de l'étranger qui sont en ce moment très perturbés à la suite de cette grève des contrôleurs aériens.
Une grève plutôt larvée car les contrôleurs autorisent les décollages et les atterrissages selon leur bon vouloir. Tel vol peut partir immédiatement, tel autre ne partira qu'avec 3 ou 4 heures de retard, ou un autre ne partira pas...voilà le diktat imposé aux voyageurs, hommes, femmes, vieillards, enfants, qui sont en attente indeterminée dans les aéroports nationaux et internationaux.
Le syndicat dit avoir convoqué une assemblée générale prévue dimanche pour décider de la reprise ou non du travail.
Le SNPCA déplore le "non-respect" de la législation dans son conflit avec la direction de l'ENNA
La veille de la grève, c'est à dire jeudi, le SNPCA avait déploré dans un communiqué le "non-respect" de la législation dans le conflit social l'opposant à la direction de l'Etablissement national de la navigation aérienne (ENNA). Le SNPCA a indiqué que le conflit social le liant à l'ENNA entre dans une "nouvelle phase" caractérisée par le "non-respect" de la législation nationale, notamment les volets relatifs à la procédure de conciliation et au droit de grève.
Il a rappelé qu'après épuisement des voies de recours internes, une réunion de conciliation s'était tenue au siège de l'Inspection de travail le 27 mars dernier entre les deux parties. Sur les cinq points exposés, deux restent toujours en conflit et pour lesquels l'Inspection du travail a déclaré une non-conciliation, à savoir la révision du régime indemnitaire et le reclassement catégoriel des personnels de la circulation aérienne, précise le communiqué.


