L’ex chef terroriste, Madani Mezrag qui a avalé sa langue depuis qu’il a provoqué une levée de bouclier sur ses déclarations outrancières contre le président de la République, vient de reprendre la parole. Depuis Amman où il était invité à une conférence sur «la lutte contre l’extrémisme» organisée par le Forum mondial de la voie médiane, l’ex «émir» national de l’armée islamique du salut (AIS), s’est épanché au micro de… CNN.
Et il faut dire qu’il ne s’est pas privé de tirer à vue. A commencer par le président de la république qu’il a «menacé» de lui dire ce qu’il n’a pas entendu auparavant. «Si le Président ne rectifie pas le tir, je sortirai une déclaration dans laquelle je dirai ce qu’il n’a pas entendu auparavant. J’estime que c’est mon droit démocratique d’émettre une critique envers un gouvernant dans le cadre de la loi», tempête il.
Mêmes propos désobligeants à l’égard du président
Le voilà qu’il tient les mêmes propos désobligeants et défiants à l’égard du président qu’il a tenus sur le plateau de la chaine privée El Watan TV qui a d’ailleurs été fermée depuis. Incorrigible, Madani Mezrag se croit tout permis au point de défier l’Etat et ses institutions et insinuer qu’il y aurait plusieurs centres de décision.
«Un clan au pouvoir a jugé que nous n’avions pas le droit de constituer un parti. C’est une atteinte à la réconciliation nationale», a-t-il déclaré. Et d’ajouter : «Je sais que le Président est malade, mais je suis contraint de m’adresser à lui, parce que la partie qui a pris cette mesure agit dans l’ombre.»
L’ex chef terroriste reprend tout de suite son ton défiant et arrogant que si le Président «ne rectifie pas le tir je sortirai une déclaration dans laquelle je dirai ce qu’il n’a pas entendu auparavant. J’estime que c’est mon droit démocratique d’émettre une critique envers un gouvernant dans le cadre de la loi» s’emporte Madani Mezrag, égal à lui même.
Mais il dit vouloir «patienter» parce que «la conjoncture internationale et la vulnérabilité de l’Etat, après la tragédie qu’a traversée le pays, nous imposent d’avancer à petits pas et de supporter encore quelques injustices».
Mezrag soutient qu’il ne pas «mettre l’Etat algérien dans la gêne maintenant» d’autant plus que «beaucoup de gens au sein du pouvoir», selon lui, veulent ouvrir le champ politique à l’ensemble des Algériens y compris à ceux de l’ex-FIS. Madani Mezrag a par ailleurs dit de belles choses du successeur de Toufik, le général Tartag qu’il a décrit comme «un homme aimable, compétent et un ami».


