Le secrétaire général du parti Ennahda, Fateh Rebaï, a plaidé aujourd’hui à Alger pour la mise en place d'un organisme national dont la mission ne consisterait pas en le contrôle des élections mais elle sera plutôt destinée à "superviser et conduire ces échéances électorales".
Le responsable du parti Ennahda a également suggéré le "gel" des nouvelles lois votées jusqu'à l'élection d'un nouveau parlement "crédible" dont la mission consistera en l'amendement de la constitution et, par la suite, procéder à la "révision des lois en question".
M. Rebaï a fait savoir également que son parti s'apprête à envoyer un mémorandum au président de la République comportant "les mesures et les mécanismes permettant d'assurer des élections transparentes".
Dans ce contexte, le secrétaire général du parti Ennahda a appelé à la mise en place d'un "gouvernement neutre et apolitique", composé de "grandes compétences" en prévision des prochaines élections législatives.
Dans un entretien à la presse, M. Rebaï a indiqué que la mission de ce gouvernement consistera à réunir les conditions à même d'assurer le déroulement d'élections "libres, crédibles et transparentes" conformément à "la volonté du peuple".
Questionné sur son projet consistant à "réunir le courant islamiste", M. Rebaï a qualifié ces actions d'"aspiration légitime", faisant, toutefois, remarquer, sans donner de détails, qu'un tel objectif nécessite des "concessions" de la part des uns et des autres.
"Nous sommes prêts à nous réunir avec le courant avec qui nous partageons la même vision politique, et nous sommes même prêts à nous allier avec ceux qui ne font pas partie du courant islamiste mais qui partagent nos convictions quant à la nécessité du déroulement d'élections libres et transparentes", a argumenté M. Rebaï.
M. Rebaï a estimé que l'alliance avec des partis partageant les "mêmes visions" va vers "la mise en place d'un parlement fort traduisant la volonté du peuple".


