Le gouvernement nigérien a annoncé aujourd'hui qu'il n'extradera pas pour le moment Saadi el-Gueddafi, fils du défunt dirigeant libyen Maammar el-Gueddafi, dont le retour en Libye est réclamé par le Conseil national de transition libyen (CNT).
"Notre position reste la même: nous remettrons Saadi el-Gueddafi à un gouvernement qui a une justice indépendante et impartiale, c'est clair", a déclaré le porte-parole du gouvernement M. Marou Amadou à la presse à Niamey. "Notre position est simple, nous ne pouvons pas livrer quelqu'un là où il risque de connaître la mort et là où il n'est pas susceptible d'avoir un procès digne", a-t-il déclaré.
Cette annonce vient en réponse au CNT qui a demandé aujourd'hui de lui remettre Saadi el-Gueddafi après ses déclarations "subversives" à une chaîne de télévision satellitaire arabe. "Nous voudrions dire au régime du CNT que le gouvernement du Niger est loin d'avoir cautionné ou suscité cette affaire, nous sommes tout aussi sérieusement déçus", a souligné Marou Amadou.
"Je dis avec beaucoup d'amertume" que Saadi el-Gueddafi, "en annonçant l'imminence d'un soulèvement en Libye, a contrevenu aux consignes et aux conditions sous lesquelles nous l'avons accueilli", a-t-il indiqué. Il a fait savoir que le Niger était prêt à remettre Saadi el-Gueddafi à la Cour pénale internationale (CPI). "A plusieurs reprises nous avions autorisé la Cour pénale internationale qui a voulu se saisir de ce dossier, elle n'est jamais hélas arrivée", a-t-il déploré.


