Le gouvernement mise beaucoup sur la présence des observateurs internationaux comme garantie de transparence pour combattre à la fois les soupçons de fraude, alimentés par des partis de l’opposition (islamistes et démocrates), et le spectre de l’abstention. Et ce n’est pas un hasard que dans le même jour Bensalah, Ouyahia et Medelci aient évoqué la question.
Ainsi, le président du Conseil de la nation a, à ce propos, assuré que l'Etat "offrira aux observateurs internationaux et aux journalistes étrangers toutes les facilités leur permettant d'accomplir leurs missions dans la transparence la plus totale et conformément aux normes internationales".
« C’est des garanties supplémentaires », estime pour sa part Ouyahia pourtant habituellement à cheval sur le registre de la souveraineté. Les délégations de la Ligue arabe, de l'Union africaine (UA), de l'Union européenne (UE), de l'ONU et de l'Organisation de la conférence islamique (OCI) qui seront présentes lors des prochaines échéances, "offrent dans leur ensemble des garanties supplémentaires pour l'ensemble des acteurs politiques nationaux quant aux engagements sérieux pris par le président de la République concernant la transparence et la régularité des élections", a-t-il souligné.
M. Ouyahia a ajouté qu'une délégation d'experts de l'UE se trouvait actuellement en Algérie et devrait rencontrer des représentants de partis politiques, de la société civile et des autorités publiques, en vue d'élaborer un rapport qui sera soumis à Bruxelles et sur la base duquel sera prise la décision définitive concernant la venue d'observateurs européens en Algérie.
La même disponibilité est affichée également par Mourad Medelci, le chef de la diplomatie algérienne, qui assure que l'Algérie est "ouverte à toutes les organisations internationales». De faire valoir aussi le souci de collaboration de l’Algérie avec ces organisations, en expliquant en substance : "Nous œuvrerons pour une transparence totale" lors des prochaines législatives". A signaler que la visite préparatoire de la mission de l'UE prendra fin d'ici une semaine et conformément à son mécanisme interne, l'UE devra décider de sa participation à ces élections à la lumière du rapport qu'elle présentera.


