L'ambassadeur de la Ligue arabe en Russie, Giuma al-Ferjani a déclaré hier que ni l'opposition syrienne, ni les puissances internationales ne veulent une intervention miliaire en Syrie. "Personne dans le monde arabe, personne au sein de la Ligue arabe, personne en Syrie, y compris l'opposition, ne souhaitent une intervention militaire en Syrie", a indiqué Al-Ferjani à l'agence russe Ria Novosti.
Selon lui, la Ligue arabe et la communauté internationale devraient oeuvrer pour éviter une telle intervention et trouver une solution pacifique à la crise en Syrie. Cependant, il a souligné que les autorités syriennes devraient procéder à des "changements radicaux".
Le président syrien Assad pourrait bénéficier d'une immunité si les autorités répondaient de manière positive aux appels de la Ligue arabe et de l'opposition syrienne, a estimé l'ambassadeur de la Ligue arabe.
La Russie ne participera pas à la rencontre de Tunis
A signaler par ailleurs que la Russie a décidé de ne pas prendre part à la Conférence internationale sur la crise en Syrie prévue vendredi en Tunisie, a-t-on indiqué aujourd’hui de source officielle.
Moscou n"'a pas été informé ni de la composition de ses participants, ni de son ordre du jour", a expliqué le porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Alexandre Loukachevitch dans un communiqué, ajoutant que l"'objectif réel de cette initiative n'est pas clair". "Compte tenu de ces circonstances, nous ne voyons pas de possibilité de participer à la conférence de Tunis", a-t-il souligné.
Le responsable russe a estimé qu'"il est peu probable que cette conférence puisse aider à commencer un dialogue national syrien" pour résoudre la crise en Syrie, car une grande partie de la population "qui soutient les autorités, ne sera pas représentée".
La capitale tunisienne accueillera vendredi "la conférence des amis du peuple syrien". Le Conseil national syrien (CNS), principale instance de l'opposition syrienne, sera représenté à cette conférence, selon le ministre tunisien des Affaires étrangères, Rafik Abdessalem.
Farouchement opposées à l'ingérence dans les affaires internes de la Syrie, la Russie tout comme la Chine ont bloqué le 4 février dernier, pour la deuxième fois, l'adoption d'une résolution condamnant la répression de la contestation dans ce pays


