Les étapes du processus électoral sont entrain de s’enchaîner les unes après les autres, en fonction de l’agenda du gouvernement. Après l’annonce, jeudi, par le chef de l’Etat, de la date du scrutin puis la convocation du corps électoral le lendemain, la commission de surveillance sera installée le 22 février.
C’est un communiqué du ministère de l’Intérieur qui l’annonce en invitant par la même occasion les partis politiques déjà agrées à y désigner leur responsables. "Dans le cadre des préparatifs en cours pour l'installation de la commission nationale de surveillance des élections, et en application des dispositions des articles 171 et 172 de la loi organique n°12-01 du 12 janvier 2012 relative au régime électoral, le ministère de l'Intérieur et des collectivités locales informe avoir invité les responsables des partis politiques agrées à désigner, avant le 20 février 2012, leurs représentants au sein de ladite commission à l'effet de leur permettre de prendre part à la première réunion de cette instance prévue le 22 février 2012», a indiqué la même source.
Les partis qui sont en cours d’agrément et les candidats indépendants sont également conviés à désigner leurs représentants. Ces mêmes dispositions "demeurent valables" pour la représentation au sein des démembrements de la Commission nationale de surveillance des élections au niveau des wilayas et des communes, ajoute encore le communiqué du ministère de l’Intérieur.
La première réunion de cette commission servira surtout à une première prise de contacte entre ses membres, lesquels sont appelés à enchaîner après réunion sur réunion pour rédiger le règlement intérieur puis mettre en place les différentes structures. La question est de savoir si la personne qui va la présider sera élue par les représentants des partis et des candidats indépendants ou bien elle sera désignée par le président de la République, selon l’usage consacré depuis l’arrivée du président Bouteflika.
Dans son discours de jeudi, le président Bouteflika avait consacré un long passage à cette commission, expliquant notamment que les représentants des partis et des candidats indépendants auront toute la latitude de contrôler et de surveiller chacune des étapes du processus, soulignant qu'ils veilleront, eux aussi, à la "régularité" du processus électoral.
Parallèlement à cette commission, une deuxième structure, composée exclusivement de magistrats sera également installée. Le chef de l'Etat a précisé que cette commission est habilitée, sur saisine ou de sa propre initiative, à prendre des décisions exécutoires afin de garantir la conformité aux dispositions de la loi électorale, de la part des partis en lice et des instances chargées de l'organisation des élections. En fait, ces deux commissions conjuguées aux observateurs internationaux font partie du dispositif de surveillance et de contrôle du scrutin que le président Bouteflika souhaite "régulier" et "transparent".


