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Corée du Nord : le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Il est mort, son fils lui succède

19-12-2011 10:05  Abbès Zineb

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Il est mort samedi d'une crise cardiaque, léguant à son fils Kim Jong-Un, désigné pour sa succession, un pays parmi les plus fermés au monde, doté de l'arme nucléaire mais isolé au plan diplomatique, ainsi qu'une économie moribonde.

Kim Jong-Il, dont la santé s'était rapidement dégradée après un accident cérébral en 2008, était âgé de 69 ans, selon sa biographie officielle.

Le "grand leader" dirigeait d'une main de fer depuis la mort de son père, Kim Il-Sung, en 1994, la République populaire démocratique de Corée (RPDC), unique dynastie communiste de l'Histoire où règnent culte exacerbé de la personnalité, censure, exécutions et internements arbitraires dans des camps considérés par les ONG comme des mouroirs de masse.

Son plus jeune fils Kim Jong-Un, moins de 30 ans, a été désigné pour prendre sa succession, a annoncé l'Agence centrale de presse coréenne (KCNA), canal privilégié de la propagande nord-coréenne.

La communauté internationale dans l'expectative

Un choix qui était attendu mais qui plonge la communauté internationale dans l'expectative, tant le nouveau leader est inconnu.

Les Etats-Unis, un proche allié de la Corée du Sud où sont stationnés quelque 28.500 soldats américains, ont immédiatement fait savoir qu'ils surveillaient la situation "de près", en soulignant qu'ils souhaitaient la "stabilité" dans la péninsule.

La mort de Kim survient alors que Washington et Pyongyang avaient relancé leurs consultations directes ces derniers mois au sujet du nucléaire nord-coréen, avec parfois l'intercession de la Chine, l'un des rares soutiens du régime.

Né officiellement le 16 février 1942, Kim Jong-Il est décédé le samedi 17 décembre à 08H30 locales (le 16 décembre à 23H30 GMT) d'un "infarctus du myocarde sévère et une crise cardiaque" dans son luxueux train blindé, au cours d'un déplacement en province, selon l'agence de presse nord-coréenne.

Kim, dont la biographie officielle et apologique souligne le sacrifice permanent de sa vie pour son pays, "a succombé à un grand épuisement mental et physique", a-t-elle souligné.

Promu ces dernières années à de hautes fonctions militaires et politiques, le futur leader nord-coréen, Kim Jong-Un, reste pour sa part largement énigmatique. Les médias officiels ont appelé les Nord-Coréens à le reconnaître comme leur nouveau leader.

Les funérailles nationales de Kim Jong-Il ont été fixées au 28 décembre à Pyongyang. Les autorités ont décrété un deuil du 17 au 29 décembre.



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