Le bras de fer opposant le ministère de l’intérieur à la commission nationale de surveillance des élections (CNSEL) se durcit davantage. A dix jours du lancement de la campagne électorale, le président de cette commission, Mohamed Seddiki, déplore le silence des institutions officielles face aux revendications de cette structure.
« Il est temps que les parties concernées (ministère de l’Intérieur et walis) nous fournissent des réponses complètes à nos réclamations » déclare-t-il, lors d’une conférence de presse, animée aujourd’hui à Alger. « Si aucune réponse ne nous est fournie, nous nous adresserons au président de la république (Abdelaziz Bouteflika) en tant que premier magistrat du pays », indique-t-il. La CNSEL, saisie par des partis politiques, a demandé, rappelons-le, des explications « aux instances concernées », après le refus de certains walis d’accepter des listes de candidats. Elle a également demandé des détails, par commune et par les wilayas, sur le fichier électoral. Mais aucune suite n’a été donnée à ces différentes demandes.
Pour Mohamed Seddiki le meilleur moyen de régler ces questions « est le dialogue et la concertation ». Pour rappelle, le ministère de l’intérieur et la commission divergent en particulier sur l’adoption du bulletin unique, la clarification des modalités d’application de l’article 3 de la Loi électorale relative à la représentation de la femme sur les listes électorales, et les inscriptions collectives sur les listes électorales en dehors des délais légaux et sans tenir compte des conditions en vigueur.


