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Bouteflika lance un nouvel appel à un vote massif jeudi

08-05-2012 18:33  Abbès Zineb

Le président Abdelaziz Bouteflika a lancé encore mardi un autre appel pour une large participation aux législatives du 10 mai sur lesquelles plane un risque d’abstention massive, en raison de l’indifférence exprimée par les citoyens tout au long de la campagne électorale qui s’est achevée dimanche.

« J'appelle toutes les catégories de la société à exprimer leur choix libre et à élire leurs représentants nonobstant leur obédience ou leur appartenance, lors de ces législatives qui se distingueront des précédentes par une large participation de différents courants politiques, mais aussi par une forte présence des femmes et des jeunes sur les listes de candidatures » a-t-il lancé à l’occasion de la célébration des massacres sanglants du 8 mai 1945.

« Tout comme est sorti le peuple algérien en ce même jour, il y a de cela 67 ans, uni, mobilisé, clamant haut et fort sa position, et défendant avec courage et dignité sa cause nationale, je vous appelle tous à sortir en masse le jour du scrutin pour amorcer une nouvelle étape du processus de développement de réformes et de l'évolution démocratique dans votre pays, l'Algérie » a encore insisté le chef de l’état algérien.

Pour ces législatives, qu’il a qualifié dans ses différentes interventions de « virage historique », Abdelaziz Bouteflika les a souvent assimilées à des dates marquantes de l’histoire de l’Algérie comme le 1er novembre 1954, date du déclenchement d la Révolution contre la colonisation française.

Il ya visiblement dans ce parallélisme rhétorique une volonté du président Bouteflika de titiller la fibre patriotique des algériens et notamment des jeunes qui sont ainsi appelés eux aussi à être des Ben M’Hidi, Abane, Boudiaf de l’Algérie de 2012 qui s’apprête à négocier un virage historique avec ces élections du 10 mai.

Ces élections seront propres et transparentes

En plus du levier de l’histoire, le président Algérien n’a eu de cesse de mettre en exergue les garanties de transparence et de régularité de ces prochaines élections, notamment à travers « la neutralité de l’administration », la mise en place de deux commissions de surveillance et la présence de plus de 500 observateurs internationaux. « Ces élections seront exceptionnelles au regard des nombreuses garanties que nous avons mises en place, elles seront propres et transparentes à la hauteur des attentes de notre peuple.

Des élections réussies grâce à la contribution de tous, d'une Justice indépendante, d'une Administration neutre, de partis actifs, d'associations dynamiques et vigilantes, d'une presse libre et d'observateurs nationaux et internationaux », fait-il encore valoir dans ce discours plaidoyer. "L'accomplissement du devoir électoral est un acte de citoyenneté", a poursuivi le Chef de l'Etat rappelant que "la conscience nationale doit constituer le seul arbitre pour le choix de programmes, de candidats ou candidates compétents aux qualités politiques et morales incontestables".

A l’adresse des candidats, dont dépend aussi cette élection, il estime qu'ils doivent prendre conscience que "cette étape de l'histoire de notre pays ne tolère pas le moindre comportement indigne ou répréhensible de nature à entamer la crédibilité de nos assemblées élues et annihiler la valeur morale et éthique du devoir politique du citoyen envers sa nation".

Alors qu’il marquait jusque-là une distance à l’égard des rendez-vous électoraux organisés sous ses trois mandats, c’est la sixième fois, depuis la convocation du corps électoral, que le président Bouteflika monte ainsi en première ligne pour défendre ces lections qui font partie de son paquet de réformes politiques annoncées dans son discours du 15 avril 2011. Réussira t-il à secouer l’indifférence des algériens ? Réponse jeudi.

 

 

 



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