Aicha Kadhafi, la fille de l’ex homme fort de Tripoli, qui vit actuellement en Algérie avec sa mère et ses deux frères Mohamed et Hannibal a lancé mardi un appel au peuple libyen pour se révolter contre le nouveau pouvoir de Tripoli « arrivé, selon elle, sur les avions de l’OTAN ». « Mon père ne nous a pas quitté, il est toujours parmi nous » dit Aicha Kadhafi, dans un message audio diffusé mardi par la chaine de télévision syrienne Al Rai TV, à l’occasion du 40ème jour de la mort de son père, un anniversaire célébré par les musulmans sunnites.
«Ô Moudjahidines (combattants), ô Moudjahidates (combattantes) n’oubliez pas les commandements de votre père (Kadhafi) vous enjoignant de continuer le combat, même si vous n’entendez plus sa voix » exhorte encore Aicha Kadhafi, dont c’est la première sortie médiatique après la mort de son père.
Avec cette appel, Aicha Kadhafi passe outre les l’obligation, faite à elle et aux autres membres de sa famille, par les autorités algériennes, de ne pas s’exprimer publiquement sous peine de perdre leurs statuts de refugiés « pour des raisons humanitaires ». Le 27 septembre dernier, Aicha Kadhafi avait appelé les libyens à résister aux combattant du CNT ; ce qui avait alors suscité la colère du ministre algérien des affaires étrangères Mourad Medelci qui l’avait rappelé à l’ordre, "Je tiens à dire que cette sortie est inacceptable pour nous et que des décisions seront prises pour qu’à l’avenir des comportements de ce type ne puissent plus avoir lieu", avait-Il alors réagi.
Quelle sera la nouvelle réaction des autorités algériennes, sachant que les relations avec le nouveau pouvoir libyen, exécrables tout au long des évènements dans ce pays, sont toujours à la recherche de leur stabilité. A l’occasion de la réunion des pays exportateurs de gaz, l’émir du Qatar avait tenté une médiation entre le président Bouteflika et Mustapha Abdeldjalil, le président du CNT libyen.


