L’Algérie a «raté son entrée dans le 21e siècle», selon le ministre de l’enseignement supérieur, le Pr Chitour !

 L’Algérie a «raté son entrée dans le 21e siècle», selon le ministre de l’enseignement supérieur, le Pr Chitour !
Par Hakim Megati | 18 Mai 2020 | 13:35

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Chems Eddine Chitour, connu pour ne pas s’encombrer de formules lénifiantes qui caressent dans le sens du poil, s’est fendu une nouvelle fois d’une déclaration décapante.

 «L’Algérie a raté son entrée dans le 21e siècle et devrait donc, à ce titre, tout faire pour prendre le train de la modernité celui, de la science, du savoir-faire et des nouvelles technologies pour penser son futur» a-t-il courageusement constaté aujourd’hui lundi lors de son passage à l’émission l’Invité de la rédaction de la chaîne III.

Cette déclaration qui peut choquer à priori, n’en est pas moins une invitation à retrousser les manches pour redorer son blason à l’université algérienne et par là même permettre aux étudiants de profiter d’un rayonnement scientifique dans leur pays.

Et pour cause !, Chams Eddine Chitour décline l’ambitieux projet  du campus de Sidi Abdallah, «qui n’est pas encore opérationnel», l’incubateur de l’intelligence et du développement technologique, en y implantant, «toutes les grandes écoles permettant de donner une visibilité d’avenir à la nation».

Le ministre a ainsi cité notamment des écoles de mathématique, de physique, d’informatique, d’intelligence artificielle, de robotique et d’un ensemble de matières pour y développer les technologies de pointe.

L’objectif de cet investissement scientifique est précisément de «garder» les éléments qui y auront été formés, en leur créant des statuts particuliers, de manière à ce qu’ils choisissent de rester dans un pays.

Le Pr Chitour en veut pour preuve que l’Algérie a des étudiants «formé pour l’étranger», avec des bataillons de 20 000 à 25 000 hauts diplômés  qui partent, d’après lui vers d’autres cieux.

«Dans ce campus, ils vont également être implantées, au titre «d’une autre vision», des écoles de médecine, de sciences économiques quantitatives, de droit de la mer, de l’espace ainsi que des conflits internationaux,  afin, souligne-t-il, d’être en phase avec ce qui se passe ailleurs», détaille le ministre.

Et pour donner corps à ce grand dessein universitaires, le professeur Chems Eddine Chitour dit qu’il va s’appuyer sur les chercheurs expatriés algériens qu’il ira chercher aux États-Unis, en France, en Australie et ailleurs. 

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