Un piteux résultat et un esclandre pour l’EN à la veille de la CAN 2019 : c’est mal parti !

Un piteux résultat et un esclandre pour l’EN à la veille de la CAN 2019 : c’est mal parti !
Par Nourredine B | 12 Juin 2019 | 14:24

Fait inédit dans les annales de l’EN, le renvoi manu militari de Haris Belkebla, pour cause de posture indigne sur une vidéo qui a explosé le net.

Une occurrence qui lève, en soi, certains critères de sélection, en dehors des qualités techniques et dont le manager général, Hakim Meddane, avant même le coach national, Djamel Belmadi, en assume la responsabilité.

Et le cas du Brestois Belkebla peut dénoter une certaine légèreté, dans ce volet aussi important que le talent supposé d’un capé, s’agissant de représenter de façon digne l’image d’une nation.

L’opinion sportive garde en mémoire le gâchis d’une grande carrière internationale de certains joueurs nationaux, à l’image de l’ancien latéral de feu du CRB, Abderrezak Dahmani, dans les années 80, en raison de leur indiscipline ou écart dans la vie civile.

A côté de ce déboire retentissant, vient se greffer une prestation décevante des verts (1-1) devant le Burundi, mardi en amical à Doha (Qatar).

Si d’aucuns ont tenté d’expliquer le choix d’un sparring partner, occupant les dernières places au rang mondial, par le souci de Belmadi de ne pas courir quelque risque que ce soit, à 10 jours du coup de starter de la CAN 2019 et escompter un résultat stimulateur, la production des verts a été très en deçà des attentes.

Le public algérien peut, de façon légitime, s’offusquer d’un draw concédé à un bon ‘’dernier de la classe’’ et où les Mahrez et Brahimi sont encore une fois restés loin de leurs standards de stars du football européen.

Cela, au moment où la Tunisie voisine, plus outsider que conquérante déclarée au trophée N’Krumah à la CAN 2019, damait le pion à la Croatie, Vice- championne du monde en titre, battue à la maison (1-2).

Des avatars qui mettent à mal une stratégie de Djamel Belmadi, qui semble assise sur un dogmatisme forcené de plus en plus, une mégalomanie qui fait son chemin.

Voulant se distinguer de façon singulière, l’ex no 10 des verts s’est attelé à une improbable ‘’passe à l’aveugle’’ en clamant vouloir ramener la coupe au pays.

Cela apparait comme une erreur stratégique flagrante dans le sens où une telle ambition semble aléatoire à bien des égards, compte tenu non seulement des forces en présence au rendez-vous du Caire mais également en raison des sempiternelles considérations extra sportives, mais bien politiques, qui ne manqueront pas d’animer certains protagonistes, dont le pays organisateur, l’Egypte, justement.

Et, dans ce même ordre d’idées, et sur une question au moins, le coach national a fait montre d’un égarement palpable, en foulant aux pieds un principe fondamental quasi universel.

Il a en effet justifié le rappel d’un Slimani, sans compétition depuis de longs mois en Turquie, et plus depuis sa mésaventure en Angleterre, au détriment d’un Naïdji, par exemple, qui a fini le championnat national premier buteur avec 20 buts au prétexte que le sociétaire du Paradou AC manquait d’expérience.

Ce alors que la CAN aurait constitué le tremplin idéal pour le goléador de la D1, ainsi que d’autres joueurs locaux par ailleurs, de soigner son capital expérience pour les échéances à venir, notamment la perspective du Mondial 2022.

Un impair qui n’est pas sans rappeler un autre similaire quand Hilal Soudani, champion d’Algérie avec l’ASO Chlef avec lequel il avait terminé premier buteur du championnat également, n’avait pas trouvé grâce aux yeux du binôme Saâdane- Raouraoua.

 Il a fallu l’arrivée de Vahid Hallihodzic pour faire de l’enfant de Chlef, ainsi que d’Islam Slimani, tiré des méandres, du reste, un goléador historique et patenté de l’EN.

Remake de l’histoire et même appréhensions ?

Comme on voudrait se tromper mais, en définitive, cette EN version- Belmadi donne l’impression d’être plus loin de l’éclat que de la cata !

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