Mustapha Berraf sur les fléaux qui minent le sport national «Nous oeuvrons pour une tolérance zéro»

Mustapha Berraf sur les fléaux qui minent le sport national «Nous oeuvrons pour une tolérance zéro»
Par Nourredine B | 08 Novembre 2018 | 12:44

Représentant l’Autorité morale du sport en Algérie, en sa qualité de président du Comité Olympique Algérien (COA), Mustapha Berraf (Photo- ici, avec le président de l'ESS, Hacène Hammar) ne reste pas insensible devant les soubresauts qui agitent la scène, ces derniers temps.

Ainsi et interrogé, jeudi, sur ses dernières déclarations concernant le dopage, un fléau qui vogue sans faire trop de bruits, le Président du COA a déclaré qu'il était du devoir de tous les dirigeants sportifs intègres de le combattre et en protéger les athlètes.

«Ce fléau sert à l'enrichissement illicite de certains qui se reconnaîtront deux même. Mais nous n'accepterons aucun écart à ce niveau et nous ferons appel aux services compétents au besoin», souligne-t-il.

Prié d’apporter plus de précisions, Berraf note qu’il pointe «certaines personnes qui se reconnaitront d’elles- mêmes », relevant que la grande majorité des athlètes algériens travaillait d'arracher pied et à la sueur pour réussir, «Des personnes honnêtes et compétentes veillent au grain» rappelle-t-il, ajoutant que «L'Etat algérien a mis en place des lois et  elles doivent être appliquées avec la plus grande rigueur. Nous porterons à la connaissance de Monsieur le Ministre toute espèce de dépassement sur ce plan». 

S’agissant des allégations de corruption qui mine le secteur notamment en football, le président du COA estime que «Nous sommes très sévères sur cette question mais il faut retenir que depuis la venue du Président Bouteflika, nous sommes dans un état de droit, chaque accusation doit être étayée de preuves formelle même si cela vient de grands médias. Nous serions heureux que ces annonces soient étayées de preuves et nous pourrions nous constituer comme partie civile car la loi nous prête la qualité d'autorité morale du sport en Algérie», dira-t-il.

Berraf voit surtout que «Cette situation ne profite à personne ; il faut régler les problèmes par le dialogue car ce sont les athlètes qui en paient les conséquences. J'appelle tous les acteurs à faire preuve de sagesse et trouver des compromis qui soient bénéfiques d'abord au sport Algérien».

Mettant en avant que le président de la République témoignait un attachement particulier au secteur, traduit par de grands chantiers initiés et d’importants programmes mis en œuvre, il a estimé que «des solutions doivent être trouvées», sur la base de la disponibilité du ministère jeunesse et des sports (MJS) dont le rôle est la prise en charge  des préoccupations de tous les acteurs du sport national, pour peu qu’ils soient coopératifs et fassent montre de confiance, d’abord entre eux et , ensuite, en leur Etat.

Enfin et à la veille des élections de l’ACNOA, dont il assure la présidence par intérim et auxquelles il est un favori en puissance, le président du COA, eut ce fin mot : «J'ai eu le privilège d'avoir l'accord de son Excellence le Président de la République, pour ma candidature. C'est un honneur. Je fais ce que je peux …et inchallah, kheir !», a-t-il conclu.

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