Mondial 2018 : un finish au quart de tour européen, le réalisme primé

Mondial 2018 : un finish au quart de tour européen, le réalisme primé
Par Nourredine B | 08 Juillet 2018 | 08:45

Après la qualification, dans la soirée de samedi, de la Croatie face à la Russie (1-1- et 4-3 aux TAB), la Belgique, la France, l’Angleterre et la Croatie, donc, constituent le d’As de la coupe du monde 2018.

Un Mondial qui prend l’allure de coupe d’Europe, après la disparition pathétique de l’Argentine, du Brésil, de l’Uruguay et autre Colombie et Mexique.

Un fait quasi prévisible au regard du déséquilibre criard des moyens mis en œuvre par les puissances du Vieux continent et ceux des pays émergents.

Dans ces derniers, on construit des mythes personnalisés qu’on exporte à prix d’or chez les premiers qui, eux, construisent des sélections à l’âme et l’esprit collectifs autour d’un ou deux talents avérés.

En matière de valeur, dans l’absolu, que valent Hazard, Modric, Griezmann et et Kane devant Messi, Ronaldo et Neymar ? Réponse implacable : les premiers sont au dernier carré et parmi eux végète le grand lauréat final ; les seconds sont rentrés à la maison prématurément.

Cela résume tout le drame de l’antagonisme entre le football de magie qui charme les foules et celui rigoriste pour lequel seul le résultat compte.

De ce point de vue, ce Mondial 2018 aura constitué, de nouveau, un véritable crime de lèse -majesté pour le phénoménal argentin, Lionel Messi, sans conteste l’un des meilleurs joueurs de tous les temps, si ce n’est le plus grand.

Un titre assis sur une carrière inouïe de plus d’une décennie de démonstrations d’extra- terrestre, balle au pied dans le championnat le plus difficile de la planète et sur les prés européens. Le même constat peut encore valoir pour son grand rival portugais Cristiano Ronaldo.

Mais un statut que d’aucuns contestent sur la base de son échec à compter, en sélection, un titre continental à son palmarès.

Que le latéral tricolore Hernandez, qui se gausse d’avoir neutralisé Messi en Russie, dise un peu , pourquoi, dans les rangs de l’Atletico Madrid où il évolue pendant toute une saison, ni lui , ni personne d’autre en Liga n’arrive à mettre un frein aux ravages de l’Argentin et sa boulimie des titres.

Cela illustre parfaitement cette faconde européenne et une nette démarcation entre deux philosophies du football qui s’entrechoquent, à l’échelle internationale : l’une portée par les gros sous et le show bizz et l’autre lui servant de capharnaüm où il fait bon piocher ! 

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