Le bras de fer entre la JSK et la LFP a tourné à l’avantage du club : ce qu’il faut applaudir dans la démarche de Mellal

Le bras de fer entre la JSK et la LFP a tourné à l’avantage du club : ce qu’il faut applaudir dans la démarche de Mellal
Par Nourredine B | 06 Novembre 2018 | 16:33

Dans un récent écrit, et à l’ombre du bras de fer amorcé entre le président de la JS Kabylie et la LFP autour de la programmation de son match face à l’USMA, nous avions évoqué l’avènement d’une ‘’nouvelle race de dirigeants’’ en rupture totale avec les pratiques du passé et que Cherif Mellal (Photo), le chairman kabyle semblait incarner.

Ce sentiment est, aujourd’hui, d’autant plus conforté que le fin mot est finalement revenu à ce dernier qui s’est retrouvé seul contre tous alors qu’in fine, il bataillait dans le sens de l’intérêt de tout le football national, une notion galvaudée en vitrine mais foulée allégrement aux pieds, dans la réalité.

Que l’on ne s’y méprenne pas : dans son bras de fer avec Abdelkrim Medouar, Cherif Mellal a usé de charges à la hussarde, n’observant, par moments, pas de règles de prudence d’usage dans le mot et le verbe pour porter des accusations qui risquent de le desservir.

Mais n’est-ce pas là, encore, la posture d’une personne intègre, qui ne se reconnait pas ‘’de foin dans le ventre’’ en face des mécanismes d’une machine de type broyeur ?

Il reste que toutes ces péripéties ont eu le mérite de mettre ce jeune néophyte sous les feux de la rampe, via différents médias.

L’occasion pour l’homme de dévoiler, avec toute la candeur et la foi en la bonne cause, ses projets sportifs qui devraient non seulement remettre la JSK à ses ors mais également impacter tout le football national, EN y compris.

C’est la lecture à faire de certains propos de Mellal, prenant à témoin l’opinion publique sur ses engagements, à moyen et long terme, quand il évoque le chapitre, reste jusque- là un slogan creux, de la formation et de la promotion du jeune du cru, pierre angulaire incontournable pour une juste réhabilitation de la discipline.

De ce point de vue, Mellal aura épaté plus d’un, en annonçant avoir pourvu les jeunes catégories du club d’encadrement adéquat, en innovant par l’affectation, à chaque palier, un préparateur physique. Ce sont là des exemples de jalons inestimables dans la voie du travail en profondeur, seul à même de réhabiliter la balle ronde nationale.

Au demeurant, un projet sportif fiable et viable, adossé à une politique et une gestion de l’équipe A, payantes cette saison, voilà qui conforte l’homme qui aura fâché les institutions des sports, de par ses sorties tonitruantes et surtout des principes fermes et intangibles.

En somme, Cherif Mellal s’inscrit d’emblée dans la lignée des managers d’entreprises trop conséquents, d’abord avec eux-mêmes pour s’accommoder de lubies et d’archaïsmes érigées en pratiques de gestion du football.

En injectant des fonds propres dans un projet sportif foncier, il était (presque) légitime qu’il ait eu à ruer dans les brancards devant la volonté de certains de parsemer son chemin de peaux de bananes.

Dans cet épisode navrant, le MJS et la FAF semblent s’être fourvoyés en tombant, pointant le superflu au détriment du fond, à bras raccourcis sur le chairman kabyle.

Qui, seulement, des deux principaux responsables a-t-il tiré les oreilles au président de la LFP pour cette programmation chaotique et opaque qui a servi de détonateur à un tel feuilleton ? Cela en dehors des grincements de dents que suscite le président de la Ligue, après quelques mois de gestion, et qui risquent de s’amplifier, désormais.

En concédant la reprogrammation du match USMA-JSK, Medouar a entériné un précédent des plus fâcheux et entamé sérieusement sa crédibilité. On n’est pas loin du hara-kiri !

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