L’ EN prend les chemins de la déchéance : fin de cycle, l’évidence!

 L’ EN prend les chemins de la déchéance : fin de cycle, l’évidence!
Par Nourredine B | 07 Juin 2018 | 23:32

Bouclant son troisième match de préparation, la sélection nationale a enregistrée une autre défaite, jeudi, face au Portugal à Lisbonne (3-0).

Plus que le score en  soi, c’est la production indigente des verts qui suscite d’effarantes interrogations, auxquelles répond un simple et implacable constat : l’EN a atteint son fin de cycle.

Ce jeudi à Lisbonne, face au champion d‘Europe en titre galvanisé par la présence de Cristiano Ronaldo qui effectuait son come back, les verts ont été balayés comme un fétu de paille.

Le fiasco a été total tant sur le plan collectif qu’au niveau individuel. Si au premier chapitre, le sélectionneur national , Rabah Madjer, objet d’une campagne virulente, au demeurant, endosse l’entière responsabilité, à l’individuel , c’est tout une pléiade de capés, de rang mondial et de haut niveau, qui est à l’index.

L’incroyable passivité d’un Bentaleb, vice champion d’Allemagne avec Schalke 04 et l’insuffisance d’un Ryad Mahrez qui arrive souvent à rayonner en Premier League enseignent clairement que cette cuvée n’a plus faim d’EN, désormais. Ces deux éléments peuvent être représentatifs de l’ensemble des autres professionnels et leur état d’esprit, qui perdure, à présent depuis l’épopée du Brésil en 2014.

A défaut d’un onze , au mieux appliqué et sérieux, au pire besogneux, l’on s’accroche à la démesure née d’un prisme où l’on se voit trop beaux.

Face à Ronaldo and Co, seul Yacine Brahimi a joué sur sa valeur de niveau mondial.

Que la première action algérienne fût enregistré à la 73’ sur un tir cadré du remplaçant Bounedjah est symptomatique de la détresse d’une équipe qui n’existe plus que pas son passé proche.

D’évidence, tout le monde va tomber à bras raccourci sur le coach national dont le seul tort est peut être d’avoir été là au mauvais moment.

Cela reste l’apanage du premier venu, y compris dans les médias- chaudrons portés sur le sensationnel et les manchettes apocalyptiques, mais l’équipe nationale de football est une institution qui ne saurait réagir à l’affect, au tâtonnement et encore moins par une gestion empirique, sentant bon l’amateurisme et les élans populistes et folkloriques.

Intronisé depuis mars 2017, le président de la FAF, Kheirdine Zetchi s’est déjà raté, non pas du fait qu’il ait eu tout faux à deux reprises dans le choix du sélectionneur national, mais parce qu’il n’ pas  eu cette perspicacité de la réflexion profonde et rationnelle adossée au courage et à la poigne qu’il faut pour repenser au moins l’EN ; au mieux le football national dans son ensemble.

Une œuvre à entreprendre dans la sérénité, sans sourciller ni faiblir devant la pression de  la rue. Car, et c’est la une autre tare majeure, à l’orée des années 2000, la rue s’est mise à gérer le championnat national avec le résultat que l’on sait.

Elle tente, à présent, de s’accaparer de la gestion de la sélection nationale. Les ‘’enfantillages’’ lancés des tribunes lors d’Algérie- Cap Vert ou ceux des réseaux sociaux, appelant par exemple au retour de Vahid Halilhodzic en constituent la meilleure preuve.

Seulement en l’état actuel des choses, la situation de l’EN et l’état d’esprit y prévalant, l’on pourrait faire venir Guardiola ou Mourinho  que le Cap -Vert nous donnerait encore la tannée.

En tout état de cause, l’échec actuel du onze national  est de facto celui de Kheirdine Zetchi, dont le délai de grâce a expiré. Zetchi est président de l'institution footballistique FAF;  il gagnerait à en prendre réellement conscience. Jusqu’ à maintenant , il n’en a pas donné l’impression !

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