Football national : une saison pourrie

Football national : une saison pourrie
Par Nourredine B | 15 Juin 2017 | 15:56

Le championnat national de football a clos sa saison avec la 30e journée de Ligue1-Moblis.

Il a consacré l’ESS qui rafle huitième trophée de son histoire et accordé l’accessit du podium au MCA qui termine deuxième au classement et l’USMA juste derrière lui.

Un trio de tête qui ne constitue point une surprise en ce sens que ces trois clubs passent pour se rapprocher le plus du professionnalisme, à l’aune d’un professionnalisme débridé et fat.

S’agissant de la relégation et si les choses étaient entendues depuis longtemps pour le MOB, puis le CAB, en revanche il fallait attendre l’ultime journée pour connaitre le nom du 3e relégable, en l’occurrence le RC Relizane.

Ceci, alors que la L2-Mobilis avait clôturé début mai passé, consacré le Paradou AC, l’USM Blida et l’US Biskra tout en en enfonçant   le RC Arba, L’AS Khroub et le WA Boufarik en amateurs.

Il reste encore ce feuilleton de la coupe d’Algérie dont les demis finales sont programmées les 20 et 24 juin alors que la finale se jouera le 5 juillet prochain.

Serait-ce seulement une offense que de rappeler seulement que les championnats les plus fastidieux d’Europe, avec tous leurs challenges en prime ont tous soldé leurs comptes pour des vacances bien méritées et s’apprêtent à la reprise ?

 Ou une insulte à l’incroyable inefficience des responsables de la chose footballistique chez nous ?

De telles questions n’appellent pas de réponses qui, de toute façon, ne viendront pas.

A un autre plan, et le plus important, jamais les choses ne sont aussi délitées en football que durant cette saison.

Premier contre effet : L’EN qui trônait en bonne place au classement FIFA, a bu le calice jusque la lie à la CAN 2017, dans une édition que le Gabon a su et pu enlever le morceau de la bouche à l’Algérie de Mohamed Raouraoua, super président de la FAF à l’époque.

La sélection nationale aura eu le temps dans cet intervalle très court de se payer trois entraineurs, dont l’un viré par ses propres joueurs dans le vestiaire. A défaut de première sportive, une première insolite et inédite à un tel rang !

Et le registre, en la matière, va s’élargir en se donnant un plaisir pervers à happer toutes les sphères du football national.

Un arrière-goût de cet avant-goût de l’époque ? En veux-tu, en voilà !

Mohamed Raouraoua, écrasé sous une mégalomanie obtuse, répugne à rendre un mandat qui s’est mis à dos opinion et pouvoirs publics. Ses manœuvres donnent le ton à une foire et des guignols dont hélas les gesticulations n’allaient pas finir même au départ de leur mentor.

Le coup est parti : l’on vivra quasiment le même scénario avec la LFP, mais Kerbadj se maintient et avec lui le ‘’Raouraouisme’’ quoiqu’on dise.

Le spectre des clivages se redéploie et l’opposition ‘’affreuse, sale et méchante’’ s’installe dans la durée, à souffler sur le bûcher dédié au nouveau président de la FAF, Kheirdine Zetchi.

Nous vous faisons grâce de l’amoralité ambiante, qui a connu son pic au dernier virage où tous les indices pointaient corruption et magouilles.

Comme un marché des dupes où le public a joué superbement parfois, son rôle de dindon de la farce

Quand c’est pourri, c’est que c’est pas bon, dirait l’autre et le football national à toutes les raisons d’avoir peur.

Contre aucune, jusque-là,  pour son avenir !

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